Un detenu met 84 min a mourir…

suchablog Le cas de Joseph Clark, éxécuté le 3 mai dans l’Ohio, relancera t-il le débat sur la peine de mort outre-atlantique ? Ce noir-américain de 57 ans, a été condamné à mort par injection létale. Cette injection se compose de trois parties, la première est l’injection d’un sédatif (le thiopendal de sodium), suivi de l’injection du Pavulon (pancuronium bromure), qui paralyse les muscles, puis par l’injection du « chlorure de potassium » qui entraine la mort. Les opposants à la peine de mort appellent ce « mélange », le Cocktail texan

Aujourd’hui, sur les 38 Etats qui ont réinstauré la peine capitale depuis 1976, seul le Nebraska n’a pas recours à l’injection, préférant la chaise électrique et dix Etats permettent aux condamnés de choisir entre l’injection et d’autres méthodes, qui peuvent inclure la pendaison ou le peloton d’exécution.

Mais revenons a l’histoire de ce malheureux Joseph Clark. Lors de son éxécution la veine qui recevait le sédatif a éclaté. Je vous laisse imaginer la douleur qu’a subi cet homme, qui ne pouvait se débattre ayant recu du Puvalon. Son calvaire pour mourir aura duré 84 min, pendant lesquelles le pauvre homme aura crié, pleuré, et souffert devant les yeux de tout ceux qui assistaient a son éxécution…

J’espere qu’après ce genre d’argument certain(e)s réfléchiront sur la peine de mort… (un article de Libération.fr dans la suite de ce billet)

L’exécution de Joseph Clark avait été annoncée pour 10 heures du matin, mardi, à la Southern Ohio Correctionnal Facility, une prison du sud de l’Ohio. Très vite toutefois, les deux «techniciens » censés procéder à l’injection létale ont eu des problèmes. Ils n’ont pu placer une aiguille dans chaque bras, comme le veut la procédure. Ils ont dû se contenter de piquer le bras gauche du condamné à mort, avant de quitter la chambre d’exécution. Dans la salle des témoins, les journalistes ont alors entendu Joseph Clark dire cinq fois: « Ça marche pas; ça marche pas.» A 10 h 37, les deux techniciens ont réapparu pour constater que la veine où était injecté le sédatif (thiopendal de sodium) avait éclaté. Et que Clark n’était donc pas endormi. Les deux hommes ont alors tiré le rideau pour poursuivre l’exécution. Cités dans le «Columbus Dispatch», les témoins disent avoir entendu Joseph Clark «gémir, crier à l’aide et faire des bruits gutturaux ». Selon la prison, ce Noir de 57 ans qui avait reconnu avoir tué un homme durant un cambriolage en 1984, est finalement mort à 11h26. Soit 84 minutes après le début de son exécution.

Même si la presse américaine n’en a pas fait ses gros titres, le supplice de Joseph Clark va sans aucun doute relancer aux Etats-Unis le débat sur l’injection létale comme méthode d’exécution. Depuis plus de trois ans maintenant, les adversaires de la peine de mort en ont fait un argument majeur pour affirmer que la procédure d’injection va à l’encontre du huitième amendement de la Constitution, qui bannit tout châtiment « cruel et inhumain».

La campagne contre l’injection létale a commencé au printemps 2003 dans le Tennessee. A l’époque, un dénommé Abu Ali Abdur Rahman, un Noir Américain de 52 ans, dans le couloir de la mort depuis 1987, déposait une action en justice contre le Tennessee en l’accusant justement de « porter atteinte à la Constitution». Dans un mémorandum, ses avocats remettaient en cause l’utilisation d’un relaxant musculaire, le bromure de pancuronium, lors des exécutions par injection mortelle. Ils assuraient notamment que ce type de bromure, commercialisé sous le nom de Pavulon, «dissimulait les souffrances» des condamnés. Et d’expliquer que l’injection létale consistait en l’injection de trois composants : un anesthésiant, du Pavulon, et du chlorure de potassium, qui entraîne la mort. Seul problème, poursuivaient-ils : quand l’anesthésie ne fait pas effet, le Pavulon empêche le prisonnier d’exprimer les souffrances provoqués notamment par le chlorure de potassium.

Depuis, Abu Ali Abdur Rahman est toujours en procédure d’appel, mais le débat s’est élargi. A plusieurs reprises l’année dernière et cette année, la Cour suprême américaine et des tribunaux locaux ont suspendu des exécutions, en se posant des questions sur l’injection létale.

La semaine dernière, la même Cour Suprême a décidé de considérer un en Floride, pour essayer notamment de déterminer si on peut s’assurer que les condamnés à mort sont bien inconscients au moment où leur sont administrés le Pavulon, puis le chlorure de potassium. Récemment, la Caroline du Nord a en outre proposé d’installer un appareil permettant de mesurer l’activité cérébrale du condamné. Et de déterminer s’il a sombré dans l’inconscience et quand exactement. Dans l’Ohio, où Jospeh Clark a mis une heure et demie à mourir, le directeur du département des établissements pénitenciers, Terry Collins, a assuré que toute la procédure d’injection serait «revue». Mais il a aussi affirmé qu’il avait eu « totalement raison» de fermer le rideau quand « l’incident a eu lieu »

Source : Liberation.fr

Quelques liens pour en savoir plus sur la peine de mort :

15 commentaires

  1. J’avais lu un dossier très détaillé sur cette peine de mort, sans conteste la plus hypocrite qui soit. C’est probablement plus douloureux pour le condamné que n’importe quelle autre technique, étant donné la dose massive de produit injecté qui "rape" le corps de l’intérieur en élargissant et brûlant toutes les veines. Et seul le premier produit a un effet certain, c’est à dire empêcher le prisonier de manifester sa souffrance devant les spectateurs… Alors là 84mins de souffrance inimaginable…

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  2. Lu sur Wikipedia :

    Une méthode contestée

    Bien que ses partisans la considèrent comme une méthode qui ne fait pas souffrir le condamné, car dès la première injection le condamné est endormi, ses adversaires la considèrent au contraire comme une des méthodes les plus cruelles.

    La première injection est censée endormir le condamné, pourtant en raison de son extrême dosage, le temps d’action est inconnu. Le condamné peut donc très bien être conscient, tout en étant paisiblement allongé sur la table.

    Toujours en raison du dosage, à très haute dose le bromure de pancuronium donne une sensation de brûlure intense dans les veines où le produit s’écoule. Le condamné peut donc souffrir atrocement tout en suffoquant lentement et cela sans laisser rien transparaître.

    Il est déjà arrivé que les produits ne fassent pas correctement effet. C’est ainsi qu’en Oklahoma, Robyn Lee Parks, exécuté le 10 mars 1992, fut pris de convulsions et suffoqua pendant près de 10 minutes avant de mourir.

    Si un problème survient durant l’injection, comme le non-écoulement d’un des produits dans les veines, la procédure d’exécution doit recommencer depuis le début. C’est ainsi qu’il est déjà arrivé que certaines exécutions durent jusqu’à une heure et demie, comme ce fut le cas pour Joseph Clark, le 3 mai 2006

    Les problèmes lors de la procédure d’exécution pourraient peut-être être évités si les personnes chargées des injections étaient formées à la pharmacologie, mais ce n’est pas le cas. L’American Medical Association a interdit aux médecins et aux infirmiers d’effectuer les injections. C’est pour elle une violation du Serment d’Hippocrate.
    :mouais

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  3. Comment dire toute l’horreur qui me passe devant les yeux à la lecture de cet article et de ses commentaires…

    Sans rentrer dans le débat sur la peine de mort, il semble tout compte fait que la pendaison reste bien plus humaine.

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  4. Vite fait, je me vois pas trop en train de suffoquer au bout d’une corde (si rupture des cervicales il n’y a pas…)

    Je prefere encore le peloton d’exécution… :hein

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  5. Ah oui mais tu oublies la petite mort avant la grande mort dans le cas de la pendaison ;)

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  6. On va pas faire un tableau comparatif entre les différentes formes de mort… La peine de mort reste pour moi une pratique d’un autre âge.

    Si si, c’est bien ça le débat, Keylan!

    FR

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  7. Ah bon où ça???? :trucdeouf

    FR dégonfle ton égo un peu, tu deviens fatiguant… :nono où alors rajoutes-y de l’humour potache qui tâche dtc

    Voilà c’est dit :jap

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  8. Azraël Vibration 6 juin 2006 à 23h57

    c’est quoi la petite mort? j’ai bien une idée mais je vois pas ce que ça viendrait foutre là. Ou alors tu as un humour vraiment très très très très très tiré par les cheveux Keylan.

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  9. Elle est pas drôle, elle donne des leçons, c’est Keylan, quoi!
    Et après elle parle de problème d’égo et de manque d’humour…
    L’hôpital qui se fout de la charité en somme :mouais

    FR

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  10. Bonjour les zenfants, c’est Bozo le clown !!…

    Fabe, Keylan, vous etes chiant, soyez adulte un peu et allez laver votre linge sale en famille, on dirait que vous avez 15 ans en vous mettant sur la gueule sur des commentaires…

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  11. T’as le bon role, beau merle, va! 8)

    FR

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  12. Azrael:
    http://www.pathol08.com/QES/ques...
    et
    http://www.er.uqam.ca/nobel/k266...

    J’ai eu du mal à trouver un article qui en parle clairement..

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  13. Azraël Vibration 7 juin 2006 à 10h23

    Ah ben si, c’etait bien ce que je pensais. Mais comme ça s’applique aussi pour le jeu du foulard, je vois mieux le rapport maintenant. Même si je ne pensais qu’il n’y avait qu’un rapport à l’orgasme. ME vlà moins con, et c’est pas peu dire :rock Cimer albert

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  14. Perso je prefere ne pas avoir de petite mort en me faisant pendre, je prefere que ce soit dans d’autres conditions :D

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  15. Azraël Vibration 7 juin 2006 à 11h06

    La même… :proud

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