Un premier cas « probable » de grippe aviaire en France a été détecté chez un canard sauvage dans le département de l’Ain, a annoncé vendredi le ministère de l’Agriculture. Le volatile, retrouvé mort lundi à Joyeux, près de Bourg-en-Bresse, est porteur du virus H5 « avec de fortes similitudes avec la souche H5N1 asiatique », ajoute le ministère dans un communiqué. « Des analyses complémentaires de typage du virus sont en cours au laboratoire national de référence de I’AFSSA » (Agence française de sécurité sanitaire des aliments).
Catherine Dupuis, la directrice des services vétérinaires de l’Ain, a de son côté déclaré à l’Associated Press que sept canards sauvages avaient été découverts morts le week-end dernier sur l’étang de la Léchères, à Joyeux. Elle a ajouté avoir reçu ce vendredi la confirmation de ses services que les animaux morts étaient porteurs du virus H5N1 -le ministère ne faisant pour sa part état dans l’immédiat que d’un cas « probable ».
D’après le ministère de l’Agriculture, une « zone de protection renforcée de 3km » autour du lieu de ramassage du canard sauvage est mise en place. « Elle est complétée par une zone de surveillance d’un rayon de 10km ». « Dans ces zones, les services vétérinaires vérifient de manière systématique l’état clinique des volailles », ajoute le communiqué. « Tous les élevages professionnels et les basse-cours de la région avaient déjà été recensés, ce qui permet la mise en oeuvre sans délai des opérations de contrôle ». « Dans le même temps, aucun mouvement d’entrée ou de sortie de volailles vivantes n’est autorisé. Les oiseaux sauvages font l’objet d’une surveillance renforcée », selon le ministère de l’Agriculture.
A Nantes, Hervé Knockaert, directeur départemental des services vétérinaires de la Loire-Atlantique, a réagi en appelant au calme. « Qu’il y ait un cas en France ne me paraît pas exceptionnel mais restons sereins malgré tout, ce n’est pas parce qu’il y a un animal sauvage morts que les animaux d’élevage vont être contaminés » a-t-il déclaré lors d’un point presse à la préfecture de Loire-Atlantique sur la vaccination des oies et des canards dans la département. Il a ajouté que ses services allaient augmenter les contrôles dans les élevages « mais je crains un emballement médiatique, les gens vont avoir peur alors qu’il ne s’agit que d’un animal sauvage », a-t-il dit
Source : AP










