Tout le monde ou presque connait le syndrome de stockholm, ce phénomène psychologique particulier qui lie l’otage à son ravisseur à travers une relation qui semble paradoxale. Cependant, pourquoi associe t-on Stockholm a ce syndrome et non pas Riyad, Moscou ou Tachkent ?? La réponse, ci-dessous :
Le 23 août 1973 à 10h15, un évadé de prison, Jan Erik Olsson tente de commettre un hold-up dans l’agence de la Kreditbanken du quartier de Norrmalmstorg à Stockholm. L’intervention des forces de l’ordre l’oblige à se retrancher dans la banque où il prend en otage quatre employés. Il obtient la libération de son compagnon de cellule, Clark Olofsson, qui vient immédiatement le rejoindre.
Les médias rapportent les surprenantes déclarations des personnes détenues : « Nous avons pleinement confiance dans les deux bandits, les voleurs nous protègent contre la police » Six jours de négociation aboutissent, finalement, à la libération des otages au cours de laquelle ceux-ci s’interposeront curieusement entre leurs ravisseurs et les forces de l’ordre. Par la suite, ils refuseront de témoigner à charge, contribueront à leur défense et iront leur rendre visite en prison. L’une des victimes, tombée amoureuse de Jen Erik Olsson, finira même par l’épouser.
Ce syndrome s’explique par le fait que l’otage ressent sa vie comme dépendante de la volonté du preneur d’otage. Dès lors, chaque minute de vie accordée par le ravisseur est un don à l’otage. L’action de la police apparaît chaque instant plus probable, et avoir des conséquences dramatiques pour les otages. Ces derniers se sentent ainsi davantage mis en danger par la police que par les ravisseurs. Le syndrome touche également le preneur d’otage qui, progressivement, établit une relation personnelle avec les otages, qui réduit sa détermination à tuer les otages.