Yvan Colonna a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, jeudi par la cour d’assises spéciale de Paris, pour l’assassinat du préfet de Corse Claude Erignac. Yvan Colonna avait clamé une dernière fois son innocence jeudi avant que les sept magistrats de la cour d’assises spéciale de Paris, spécialisée dans les affaires de terrorisme, ne se retirent pour décider de son sort.
C’est la peine la plus lourde, la réclusion à perpétuité avec une période de sûreté de 22 ans, qu’a requise l’accusation pour le berger de 47 ans accusé d’avoir tué le préfet Erignac, tandis que ses quatre avocats ont demandé l’acquittement, au moins au bénéfice du doute.

« Au bout d’un mois de procès, je pense avoir répondu sincèrement à toutes les questions qui m’ont été posées. Je n’ai rien d’autre à ajouter, si ce n’est que je réaffirme avec force que je suis innocent », a-t-il dit aux juges d’une voix moins assurée, plus émue, que celle qu’il a souvent fait retentir dans le box pour se défendre.
Dans le secret de leurs délibérations, dont les décisions se prennent à la majorité simple d’au moins quatre voix, les magistrats devaient répondre à trois questions principales:
- Yvan Colonna était-il membre du « groupe des sept », dont six membres de ce commando nationaliste sont sous les verrous depuis 2003?
- Yvan Colonna a-t-il participé en septembre 1997 à l’attaque de la gendarmerie de Pietrosella (Corse-du-Sud), durant laquelle deux gendarmes avait été pris en otage?
- Yvan Colonna a-t-il participé au commando qui a assassiné le préfet de Corse Claude Erignac le 6 février 1998 et est-il celui qui a tiré trois balles dans la nuque du plus haut représentant de l’Etat sur l’île?
Au coeur de leur réflexion, figure le crédit à accorder aux dénonciations circonstanciées de quatre des membres du commando et de leur épouse ou compagne. De mai 1999, date des premiers aveux, à l’automne 2000, ils ont, avec force détails, placé Colonna au coeur du complot, quatre conjurés le désignant même comme le tireur. Mais ils se sont ensuite rétractés, des revirement qu’ils ont confirmés à la barre, mais du bout des lèvres, à coup de phrases à double sens ou, pour les femmes soudain prises d’amnésie, laissant penser qu’elles subissaient des pressions.
Sans ces dénonciations initiales, il ne reste pas grand chose de concret à moudre pour l’accusation: aucun des témoins du drame n’a reconnu l’accusé et aucune preuve matérielle ne figure au dossier. Pour l’accusation, si les membres du commando l’ont dénoncé sans conviction, c’est qu’Yvan Colonna faisait partie des leurs et qu’ils lui reprochent de ne pas assumer cet « acte politique ». Pour la défense, c’est parce que les membres du commando étaient plus nombreux que les sept recensés par l’accusation et qu’aujourd’hui, ils préfèrent sacrifier Yvan Colonna pour « protéger » des complices qui leur sont « plus chers ».
« Dans cette affaire, il y a beaucoup trop d’ombre, beaucoup trop d’incertitude et l’acquittement, on vous le demande au bénéfice du doute », a demandé jeudi l’un de ses défenseurs, Me Antoine Sollacaro.
Yvan Colonna « n’aime pas la Corse jusqu’à tuer un homme », a rénchéri Me Gilles Simeoni, dénonçant une enquête « à charge » où « il suffisait que Colonna parle pour que Colonna mente ». ‘ »Yvan Colonna est celui qui, ce soir-là, a appuyé sur une détente et a tiré trois balles sur le préfet, simplement parce qu’il était le représentant d’un Etat symbole de liberté » », avait affirmé la veille l’avocat général Yves Jannier.
Pour ce procès sous haute surveillance, suivi avec attention en Corse mais aussi dans la salle par des observateurs de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), le président Dominique Coujard peut au moins se féliciter que les avocats de la défense aient jugé l’audience « équitable ».
« Via AFP »











Difficile procès
Mon interrogation reste celle de sa présence sur les lieux via son téléphone portable
Je me demande si on a bien relevé tous les portables qui trainaient dans la zone à cette heure çi…
N’aurait ce pas été une quasi preuve (à charge si "personne de louche" ou pas, si d’autres nationalistes présents hormis les 6 autres…)
Oui je sais j’ai dit que j’aimais pas le tracage dans un autre sujet mais bon, on sait qu’on l’est (surtout depuis cette affaire d’ailleurs :whistle notamment sue c’est gardé un an )
J’espère juste en mon for intérieur qu’il n’y a pas d’erreur judiciaire (lui seul le sait), même si je déteste les nationalistes de toutes régions françaises (et au delà… mais ma méconnaissance hormis sur l’Eta "espagnole", me pousse à ne pas m’exprimer + que ça)
Donc la leçon que je tire de ce procès c’est qu’il ne faut jamais prendre son portable avec soi quand on va commettre un meurtre.
Les fils Sarkozy et la famille Colonna :
http://www.investigateur.info/ne...
http://www.investigateur.info/ne...
Une recherche sur les mots clés sarkozy+culioli+colonna donne beaucoup d’autres pages qui parlent de cette amitié.
Si il a tué, il est normal qu’il aille en prison, personne ne contredira ça.
Maintenant, l’envoyer en prison à perpetuité, sans avoir strictement AUCUNE preuve, voire des bouts d’indices d’innocence…
Qu’on soit Corse ou pas, nationaliste ou pas, on peut constater l’état de la justice française;
Belle justice…
Les preuves sont inexistantes, c’est bien ça le problème … La conviction des jurés est la seule chose qui envoi cet homme derrière les barreau …
J’ai plutôt honte de la justice sur ce coup, cette histoire mérite plus d’attention que cela.
Heureusement qu’il y aura un procès en appel, en espérant que cette fois ci il y est (ou non) de véritable aspect de la culpabilité (ou innocence) de Colonna.
J’ai honte de la France.