Good Sounds – 23.05.2005

suchablog Après une très longue absence (je m’en excuse, sisi c’est vrai), on reprend du service et on se dit que vous autres, habitués du blog, vous êtes bien chagrinés de ne pas avoir eu de MAJ pendant plus d’un mois. Mais réjouissez vous, voilà une nouvelle petite sélection qui devrait vous faire patienter une bonne petite semaine (du moins, je l’espère) en attendant la prochaine qui sera composée par mon compère Grizzly… Hauts les coeurs, Good Sounds revient plus fort que jamais… Tendez une oreille attentive à « Take Yo Praise », inexorablement coup de coeur de la sélection.

Amen les enfants, et keep on vibin’ ;)

Pour ecouter tous ces sons, il vous suffit de cliquer sur l’image « Good Sounds » situé dans le menu de droite… (tracklist dans la suite de ce billet)

Mardi 23 Mai 2006

  1. The Rolling Stones – Jumpin’ Jack Flash Brian Jones, grand amateur de blues fonde le groupe en 1962. Mick Jagger et Keith Richards, deux amis d’adolescence, qui se sont rencontrés sur le quai d’une gare parce que l’un a un disque de Chuck Berry sous le bras, le rejoignent. Afin de se démarquer des Beatles apparus un peu plus tôt et dont la popularité est exceptionnelle, les Stones se créent une image de « mauvais garçons ». En opposition aux allures de « gentils gendres » des Fab Four, Jagger et sa bande adoptent des poses lascives, écrivent des textes à forte connotation sexuelle (dont le plus célèbre est Satisfaction en 1965) et défraient la chronique par leurs frasques (comme uriner sur les pompes d’une station-service qui refuse de leur ouvrir ses toilettes). Cependant l’opposition de style entre les deux groupes est le résultat d’un marketing de différenciation alors que le parcours musical des deux groupes est parallèle : les Rolling Stones introduisent progressivement dans leur musique (en particulier sous l’impulsion de Brian Jones) des influences psychédéliques et la musique indienne (on peut notamment rappeler le sitar de Paint it Black ou les tabla de Under my Thumb). L’album Satanic Majesties Request sort en décembre 1967 et porte d’ailleurs largement la « patte » de Brian Jones. Il n’aura toutefois sur le moment qu’un succès mitigé, déconcertant par son côté « planant » quelques fans du blues pur et dur, néanmoins un titre emerge, 2000 Light Years From Home. 1967 est aussi l’année noire des Stones, avec l’arrestation de Mick Jagger et de Keith Richards pour possession de drogues. 1968 marque leur grand retour et le début de la fin pour Brian Jones qui s’enfonce de plus en plus dans des addictions dangereuses et la paranoïa, après l’échec commercial de Satanic, les Rolling Stones reviennent aux racines du blues et du rock, d’abord avec le single Jumping Jack Flash, puis avec l’album Beggars Banquet. L’album remet les Rolling Stones en selle avec des morceaux comme Sympathy for the devil et Street fightin’ man qui vont assoir leur réputation du groupe le plus violent de l’histoire du rock et de « greatest band of rock & roll in the world ». Rha, toute une époque…
  2. Beastie Boys & Cypress Hill – So watcha want À leurs débuts en 1981, les Beastie Boys sont composés de quatre gosses de riches de Manhattan qui jouent du hardcore fortement influencé par Black Flag. Le groupe est composé du chanteur Michael Diamond (Mike D), du bassiste Adam Yauch (MCA), du guitariste John Berry et de la batteuse Kate Schellenbach. Après l’enregistrement du mini-album « Poly Wog » et des concerts avec les Misfits, le groupe est démembré quand Berry et Schellenbach quittent. Cette dernière se joindra plus tard à Luscious Jackson. Les Beastie Boys greffent ensuite Adam Horowitz (Ad-Rock) pour compléter le portrait. Horowitz est incidemment le fils du dramaturge Israel Horowitz. En 1983, le groupe enregistre à la blague le simple rap « Cookie Puss ». La pièce est rapidement devenue un succès culte dans l’underground new-yorkais. Le groupe attire ainsi l’attention d’un étudiant de l’Université de New York qui s’intéresse à la production de disques, Rick Rubin. Rubin leur fait enregistrer le simple « Rock Hard ». En 1985, les Boys enregistrent la chanson « She’s on it » pour une bande originale et la pièce remporte un tel succès que le groupe a le privilège d’ouvrir pour Madonna lors de sa tournée « Like a Virgin ». Les fans de la Madonne ne sont pas impressionnés par l’attitude juvénile des Beastie Boys, mais la formation attire suffisamment l’attention pour être retenue par Run-D.M.C. lors de sa tournée suivante. La popularité des Boys ne cesse d’augmenter alors que le premier album se fait toujours attendre. C’est en 1986 que « Licensed to Ill » paraît et devient le meilleur vendeur de l’histoire de Columbia Records, atteignant la certification Platine en deux mois. « Licensed to Ill » devient aussi le premier album rap à atteindre le numéro un du Billboard. Les puristes du hip hop de l’époque n’accordent pas beaucoup de crédibilité au groupe, le jugeant trop blanc, le qualifiant d’imposteur. Malgré leur immense succès, les Beastie Boys sont les parias de l’establishment hip-hop. Les Beastie Boys quittent Def Jam et signent chez Capitol tout en profitant de l’occasion pour quitter New York et s’installer à Los Angeles, histoire de raffiner leur son. Les Boys s’unissent aux Dust Brothers pour l’enregistrement de leur second opus, « Paul’s Boutique » qui sort en 1989 et sur lequel on note une plus grande maturité. Le groupe abandonne les échantillonnages heavy metal et les rimes puériles au profit d’échantillonnages plus rétro et de textes savoureux. L’album est déroutant autant pour les fans que la critique de sorte qu’il s’écoule à moins d’un million d’exemplaires. Ce n’est que quelques années plus tard que l’excellence du disque et son influence sont reconnues. Au début des années 90, les Beastie Boys érigent leur propre studio et fondent l’étiquette Grand Royal. On voit également Adam Horowitz au grand écran dans les films « A Kiss Before Dying » et « Roadside Prophets » alors que Diamond fonde la ligne de vêtements X-Large. L’album « Check Your Head » paru en 1992 permet aux Boys de revenir à leurs racines punk tout en y injectant du funk et du hip hop Old School. L’album entre dans le Top 10 du Billboard et permet au groupe de s’établir comme une force de la scène rock alternative en pleine émergence tout en se dissociant du mouvement gangsta rap qui commence à gagner en importance. « Ill Communication », qui paraît en 1994, vient confirmer le statut de star du groupe puisque l’album s’installe dès sa sortie au sommet du palmarès et s’écoule à plus de deux millions d’exemplaires grâce aux simples « Sabotage » et « Sure Shot ». La même année, le groupe lance « Some Old Bullshit », une compilation de leurs enregistrements punk de leurs débuts. Leur étiquette Grand Royal gagne aussi du galon avec la sortie de l’album « Natural Ingredients » de Luscious Jackson. Plusieurs artistes de renom trouvent leur niche chez Grand Royal au fil des années dont Cibo Mato, Sean Lennon, At the Drive-In et Bran Van 3000. L’étiquette fera éventuellement faillite quelques années plus tard. En 1996, les Beastie Boys lancent deux mini-albums, « Aglio E Olio » qui a des tendances punk et « The In Sound From the Way Out » qui se veut plus funk et surtout entièrement instrumental. Le groupe organise également un concert de deux jours pour sensibiliser les gens à la situation qui prévaut au Tibet. Les Boys répètent l’expérience en 1997 et 1998. C’est aussi en 1998 que les trois membres du groupe se marient. Ils lancent également l’album « Hello Nasty » qui se veut un audacieux mélange de hip hop Old School et de sons contemporains. L’année suivante, c’est l’album double compilation « The Sounds of Science » qui est lancé. En 2004, six ans après « Hello Nasty », les B-Boys lancent « To the 5 Boroughs ». L’année suivante, c’est à travers des rumeurs de séparation, que le groupe dément, que la compilation « Solid Gold Hits » est lancée. Je n’ai pas selectionné « Fight for your Rights » car elle est archi-connue, mais elle sera sans aucun doutes dans une prochaine playlist. Tellement énorme t’façon les Boys…
  3. Camille Yarbrough – Take Yo praise Dans la série Sampleur-samplé, voici l’originale. Un bien beau morceau avec une ligne de basse qui me fout littéralement sens dessus-dessous.
  4. Fatboy Slim – Praise You Et voici le sampleur. Lycéen à Brighton, Norman Cook est DJ à ses heures perdues mais commence réellement comme bassiste au sein des Housemartins. Il est aussi le créateur du groupe Beats International et de la formation Freak Power. En 1995, il crée Fatboy Slim, un trip hop speedé entre techno et hip-hop. Son premier album Better Living Through Chemistery cartonne dans le milieu underground, mais c’est avec l’arrivée de You’ve Come A Long Way, Baby que le succès le touche. Suivent les disques Halfway Between The Gutter And The Stars, Live On Brighton Beach, Palookaville et Why Try Harder. C’est bien, c’est bon, on aime.
  5. Iggy Pop – Louie Louie C’est le 21 avril 1947 que naît Iggy Pop, de son vrai nom James Newell Osterberg, à Muskegon dans le Michigan, aux Etats-Unis. Il est élevé à une cinquantaine de kilomètres de Detroit et plus précisément dans une caravane ! Sa famille, établie dans la petite ville de Ypsilanti, en banlieue d’Ann Arbor, est constituée d’un père suédois d’adoption mais d’origine irlandaise et d’une mère scandinave. Féru de rock assez violent, Iggy Pop débute sa carrière au sein d’un petit groupe, The Iguanas, au début des années 60, ce qui explique qu’on le surnommera plus tard « l’iguane »… Chanteur et batteur, il forme ensuite The Prime Movers en 1965, juste après avoir obtenu son diplôme d’école secondaire. Cela marque aussi la fin de ses études puisqu’il part dans la foulée pour Chicago. Il espère y jouer de la batterie aux côtés des plus grands bluesmen. Une aventure qui tourne court cependant car notre homme a un goût immodéré pour le rock. Il retrouve un copain d’école, Ron Asheton et, avec le frère de ce dernier, Scott, et Dave Alexander, forme The Psychedelic Stooges en 1967. Un groupe de fous furieux qui se cherche un style avec des barils d’huile et des aspirateurs (!) avant de se rabattre plus logiquement sur les traditionnelles guitares, basses, batteries… Devenue The Stooges, la formation se forge une solide réputation en même temps qu’Iggy Pop (qui adopte ce surnom à ce moment précis) devient une vraie bête de scène ! Leurs concerts déchaînent à tel point les passions qu’un premier album éponyme sort en 1969, suivi d’un second, Funhouse, en 1970. Ce ne sont pas d’immenses succès commerciaux mais ce sont les vrais précurseurs du punk rock ! Iggy Pop, en proie avec la drogue, décide de dissoudre The Stooges dans l’année mais c’est un fan qui va les relancer ! Et pas n’importe lequel puisqu’il s’agit de David Bowie… Celui-ci arrive à les convaincre de se reformer et ils publient Raw Power en 1973. Mais le résultat des ventes n’est pas probant. Chacun replonge dans ses fâcheuses manies et la séparation, définitive, intervient en 1974. Iggy Pop retombe dans ses vieux démons, erre dans les rues d’Hollywood, tente sans succès de collaborer avec Ray Manzarek (The Doors) puis part se faire soigner dans un hôpital psychiatrique… C’est là que Bowie lui rend visite et lui propose de partir avec lui sur la tournée « Station To Station ». Le contact est tellement bon que les deux compères s’établissent à Berlin en 1976 et David de prendre en main la carrière de son pote. Il le fait ainsi travailler sur les albums The Idiot et Lust For Life, en tête des charts américains en 1977. Iggy Pop obtient enfin la reconnaissance au moment où le punk connaît son heure de gloire. Iggy Pop est devenu un modèle pour toute une génération et on le voit au cinéma dans « Cry Babies » de John Waters. Il publie l’excellent American Caesar en 1993 et, trois ans plus tard, Naughty Little Doggie. C’est également dans le milieu des années 90 que l’on découvre In The Death Car, tiré de la bande originale du film « Arizona Dream ». Nouveau tube mondial. Le cinéma est d’ailleurs un fidèle allié de Iggy Pop puisque l’on peut entendre le fameux Lust For Life dans le film « Trainspotting » en 1996 et que l’artiste apparaît dans « Cry-Baby », « Dead Man » ou « The Crow II: City Of Angels » au cours de la décennie. On le voit aussi de façon récurrente dans une série télévisée outre-Atlantique, « The Adventures Of Pete & Pete ». Voilà encore un morceau que je rêverais savoir jouer, et notamment son solo. Tain, va falloir salement bosser et m’acheter une électrique…
  6. Israël Vibration – Nuff Rude Boy Déjà présenté dans la Good Sounds spéciale Reggae du 16.02.2006. Rien de plus à dire, si ce n’est que ça n’est pas l’un de mes groupes préféré pour rien. Quand je pense qu’il existe des personnes qui n’aiment pas le reggae et qui écoutent du Diam’s et du K’Maro, ça me fout tout simplement la gerbe.
  7. K2R Riddim – Youthman Connection L’’histoire commence en 1992 dans le 95 à Cergy. Trois potes (Thierry, Loïc et Thibault) forment le trio à la base de K2R. De fil en aiguille le trio s’agrandit et de nouveaux membres arrivent dans le groupe. Vers 1997, ils décident tous ensemble que leur répertoire sera ensoleillé… jamaïcain. A partir de ce moment une véritable structure va se monter autour du groupe pour justement le rendre viable à long terme. Les membres de K2R vont gérer leur truc en indépendants comme ils l’entendent. Champions de l’auto production, l’ensemble de leur discographie, ils ne le doivent qu’à eux-mêmes et à leur talent. Leur premier album sort en 1998 « Carnet de Roots » qui va se vendre à plus de 10 000 exemplaires en quelques mois. Auto produit et très bien conçu, cet album est venu donner une impulsion de plus au reggae français. Il montre le potentiel prometteur de chacun des membres du groupe. Les textes sont aussi bien en français qu’en anglais ou en linguala. Le fait d’utiliser différentes langues vient enrichir la musicalité. Chez K2R on retiendra plus la forme que le fond. Les thèmes sont sympas, pas particulièrement militants mais intègres, ils écrivent avec une touche d’humour noir pas déplaisante (La discrimination, Politika, Consommer avec modération) et prône la positive vibe (Limbisa, Music Vibes, Losambo). C’est dommage qu’un groupe autant habitué aux foules ne prennent pas plus souvent position….Just One (rasta du groupe) montre leur le chemin…Je préfère me pencher sur l’instru et les arrangements musicaux qui eux valent vraiment le détour ! Ils en ont du talent et ce sont de très bons musiciens. Comme le dit l’une des pages internet qui les concerne : « Ne vous attendez pas lors d’un de leur concert à danser mollement d’un pied sur l’autre ! » Ils affectionnent le ska (Take the Ska Train), le rocksteady et les rythmes africains, créoles…et le dub (Horns in the moon). On ne peut pas dire qu’ils font dans le roots reggae mais ils savent très bien le faire aussi. Non K2R, c’est une ambiance concert brûlante, une atmosphère bon esprit, hyper positif où chacun s’exprime, où on « Big Up » les solos, où on jump toute la soirée et… où on imite URoy ( ?) non, c’est pas pour être méchant mais l’influence a ses limites, cela dit le chanteur l’imite très bien sur Woman’s love. Grande originalité du groupe, l’introduction du violoncelle dans leurs compos (Dub en Do mineur), à part Third World que j’avais vu reprendre « Rastaman Chant » au violoncelle, je ne me souviens pas avoir souvent vu ça, et en plus c’est réussi ! Une solide section basse/batterie cartonnent sur les steppers, les raggas, et autres rythmiques affolant à la fois le cœur et les jambes ! Le niveau est bon chez K2R, faut dire qu’ils ont une expérience béton de la scène. En 1999 (l’année du reggae français) ils partent pour leur première tournée nationale, ils feront plus de 200 concerts entre 1999 et 2000 dont le Garance Reggae Festival à Bercy en juin 1999 après avoir raflé le premier prix d’un « tremplin rock ». En 1999 encore on les voit à l’émission Nulle Part Ailleurs sur Canal + et on peut les croiser tout l’été dans les festivals, le K2R Riddim résonne de plus en plus loin ! De toute cette expérience sur scène, sort un « Live » où on retrouve ces ambiances de feu. En 2000 une société de production et d’édition se crée autour de K2R Riddim : Aïlissam (Massilia à l’envers – siège social de la Sté). Distribué par Wagram, K2R Riddim insiste sur sa liberté et ne veut pas tomber dans les rouages de l’industrie du disque pour être sur-médiatisé un jour et oublié le lendemain. Gardant la tête froide le groupe sort son deuxième album en 2001 « Appel d’R » qui va être bien accueilli par tout le monde. Le résultat est encore meilleur. Les partis pris artistiques sont les mêmes dans le sens où on trouve du rocksteady, du reggae, du ska, du dub mais le tout est encore mieux maîtriser, le mix est de meilleur qualité et des morceaux sortent vraiment du lot par la réussite d’exécution. Le feeling jazzy jamaican est toujours là et K2R repart à l’assaut des scènes françaises pendant l’été 2002. On a pu les voir notamment aux Solidays en juillet. Sur leur site internet officiel que je vous invite à visiter, y est écrit le but premier du groupe : « concilier qualité artistique et développement à long terme, choix personnels et indépendance ». K2R Riddim nous a pour l’instant offert un beau voyage au cœur de 50 ans de musique jamaïcaine, ils ont prouvé qu’ils connaissaient ce répertoire mais attention : dire que K2R Riddim est un groupe de reggae est faux et franchement réducteur pour décrire leur style musical. Encore un ORDI (Objet Reggae Difficilement Identifiable) du reggae français. K2R c’est une belle histoire pleine de rencontres, de kilomètres et de « serrage de coudes », une aventure humaine et musicale. K2R Riddim sort le 29 mars 2004 qui s’intitule « Décaphonik », je vous invite à lire la chronique de cet opus d’une maturité rare. Petite ombre au tableau, en avril 2004, DJ Cultcha (dit Ange) et Just One quittent le groupe pour des raisons visiblement artistiques et personnelles. Les premiers concerts (à huit) se passent pour le moment très bien et le nouveau trio de chanteurs (Loïc, Thybo et Dorothée) assure sans problème. K2R est encore là et tourne une nouvelle page de son carnet de roots. Après être allés à la rencontre de leur public pour promouvoir ce nouvel opus, les voilà repartis sur la route pour le Decaphonik Tour 2004, partageant les scènes avec des artistes comme Sergent Garcia, Stanley Beckford ou encore Toots & The Maytals. Timike (Mister Gang) et Lord Bithume (Lokos) les accompagnent pour, une fois de plus, mettre le faya à l’hexagone ! A écouter et à voir en concert. (Bravo à Max pour cette biographie sur reggae.fr)
  8. Saian SUpa Crew – Ils étaient une fois Les membres du Saïan sont issus de formations diverses: OFX, Simple Spirit et Explicit Samuraï. C’est à la suite d’une rencontre dans un petit studio miteux en 1997 que Leeroy Kesiah, Sly the Mic Buddah, Sir Samuel, Feniski, Vicelow et Specta forment le Saïan Supa Crew. A ce collectif de six MC’S viennent s’ajouter deux DJ’s et deux choristes. Le groupe tire son nom du célèbre manga DragonBall Z dans lequel les héros se transforment en super guerriers et sont appelés les Supa Saïan. Le crew s’assimile en quelque sorte au clan des super guerriers. Lors de la création du groupe, la formation comptait un septième membre, KLR, qui a malheureusement disparu lors d’un tragique accident de voiture. Et c’est en hommage à leur compagnon disparu que le groupe a intitulé son premier album KLR. Le succès de leur musique repose tant sur la diversité de leurs influences que sur la diversité des membres eux-mêmes. Ils ont réussi, grâce à elle, à réunir sous une même bannière toute la scène rap mais aussi ceux qui étaient sceptiques face à ce type de musique. Bref, ils font l’unanimité. Leur son est tantôt reggae, tantôt funk. Ils rallient avec génie plusieurs styles de musique agrémentés de textes tonitruants. Pendant que certains autres rappeurs jouent aux pseudo-gangsters dans leurs clips, le Saïan traite ses sujets avec beaucoup plus de simplicité sur des lyrics percutants et des samples ludiques. Ils ont réussi à ramener dans l’Hexagone la vieille tradition du « human beat box » dont Leeroy, Sly et Samuel sont les virtuoses. Quant à Feniski, Vicelow et Specta, ils sont les virtuoses de la rime. C’est ce mélange détonnant qui fait leur succès. Ils se sont fait connaître grâce à Levi’s qui a repris dans l’une de ses pubs la musique de leur chanson Raz de marée, titre révélateur, mais aussi et surtout grâce au morceau Angela. Extrait de l’album « X-raisons » sorti en 2001.
  9. Shyheim – On and On Biographie à venir. DSl pour le contre-temps…
  10. Metallica – The Unforgiven Le groupe a été créé en 1981-1982 à Los Angeles à l’initiative de Lars Ulrich, membre européen du groupe puisque né au Danemark (et qui se destinait à une carrière de tennisman avant d’écouter Deep Purple et Diamond Head). James Hetfield, en répondant à une petite annonce postée dans un magazine nommé « The Recycler » par Lars allait lier son destin à ce qui allait devenir l’un des plus importants groupes de Heavy Metal du XXe siècle. Après plusieurs maquettes démos (No life ’till Leather, Metallus Maximus…) le premier titre du groupe paru sur la compilation officielle Metal Massacre, Hit The Lights, y figurait en première piste, même si le nom du groupe fut à l’époque mal orthographié (MettalicA) — le premier pressage de cet album est d’ailleurs ultra collector. Le groupe s’est ensuite déplacé à San Francisco, et deux des membres initiaux, Dave Mustaine, guitariste, et Ron McGovney, bassiste, furent remplacés respectivement par Kirk Hammett, jusqu’alors lead du groupe Exodus et Cliff Burton qui officiait au sein de Trauma ; avant l’enregistrement du premier album, Kill ‘em All (qui devait initialement s’intituler « Metal Up Your Ass ». Dave Mustaine fonda le groupe Megadeth ; ainsi, une même mélodie se trouve à la fois sur une chanson de Metallica (The Four Horsemen, album Kill ‘em All) et sur une chanson de Megadeth (Mechanix, album Killing Is My Business…). En 1983, Metallica signe avec un petit label local, MegaForce, qui éditera leurs deux premiers albums, Kill ‘Em All, et Ride The Lightning. Les albums suivants seront produits par Elektra. En 1986, sort l’album Master Of Puppets, qui est devenu un album référence du thrash metal (au même titre que le Reign in Blood de Slayer sorti la même année). Durant la tournée Master en Suède, l’autobus de tournée se renverse en glissant sur une plaque de verglas le 27 septembre 1986. Cliff Burton meurt sur le coup, la moitié du corps écrasé sous le véhicule. Jason Newsted (du groupe Flotsam & Jetsam) le remplace. Metallica enregistre avec « Newkid » le EP Garage Days re-visited avant de sortir un nouvel album, fin 1988 …And Justice For All, dont la chanson To live is to die est dédiée à la mémoire de Cliff.(Le titre « In my darknest hour de Megadeth (album SO Far So Good SO What) également.) Le morceau One servira de prétexte au premier clip vidéo du groupe. S’en suit une énorme tournée mondiale de deux ans qui passera par Seattle en 1989 et dont un témoignage vidéo est disponible dans le coffret Live Shit : Binge & Purge sortit en 1993.La fameuse Doris se démantibulant durant le show. En 1991, Metallica revient avec un album éponyme (communément appelé Black Album), produit par Bob Rock. C’est alors l’apogée du groupe. Il apparaît sur scène aux cotés de groupes comme AC/DC ou Guns n’ Roses et engage une tournée incroyable de près de quatre cent concerts à travers le monde durant cinq ans, jouant sur tous les continents et créant des émeutes jusqu’à Djakarta ! Metallica avec le Black Album a d’une certaine façon rendu le métal plus accessible au grand public, notamment avec la fameuse Nothing else matters… À partir de ce moment, Metallica deviendra un monstre du rock et ne redescendra pratiquement jamais de son piédestal. Pour de nombreuses personnes, cet album est un aboutissement. En effet, le niveau technique des musiciens est certainement ici à son plus haut niveau. A titre d’exemple, le solo d’Enter Sandman est l’un des solos ayant fait de Kirk Hammett l’un des meilleurs guitaristes de tous les temps. The Unforgiven est l’une des plus mélodiques de cet album, prouvant aux impies que le hard rock et le heavy métal, ça n’est pas que des gros aux cheveux longs et remplis de bières qui s’acharnent comme des bourrins sur une guitare. Ce sont également des gens qui aiment la poésie et flirtent avec le bon goût.

Pour retrouver toutes les playlists, rendez vous sur ce billet.

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