Au vue des critiques nombreuses quant à mon manque de ponctualité pour la mise en ligne des playlists, je vous gratifie cette semaine de 20 titres aussi divers que variés. Car la Good Sounds, c’est la multiplicité, l’échange, l’universalité quoi nom de Dieu !!!! Dans un tel oecuménisme, j’invite tous les amoureux de la musique à se joindre dans une même prière et pour obtenir la rédemption eternelle… envoyez vos dons à Yom qui se chargera de transmettre.
Amen les enfants, et keep on vibin’
Mardi 21 Mars 2006
- Glenn Miller – In the Mood Né en 1904, Glenn Miller apprend le trombone vers l’âge de 11 ans. Vers 1921, encore lycéen, il a ses premiers contrats professionnels dans un orchestre de dixieland, les « Senter’s Sentapeeds ». Il se produit dans plusieurs orchestres locaux. Il abandonne ses études en 1924, pour rejoindre la formation de Ben Pollack. A l’époque, on trouve aussi dans cet orchestre un certain Benny Goodman. En 1928, Glenn Miller s’installe à New York où il joue pour Pollack, mais aussi pour Red Nichols et Paul Ash. Il commence aussi à écrire des arrangements pour ces différents orchestres. De 1932 à 1933, il dirige le « Smith Ballew Band ». En 1934, il aide les frères Dorsey à monter leur premier big band. En 1935, il participe au « Ray Noble’s American Band ». En 1937, il monte son propre big band. Malheureusement, le succès n’est pas au rendez-vous et il doit dissoudre l’orchestre. En 1938, il fait une seconde tentative. Cette fois, c’est une réussite. A partir de mars 1939, l’orchestre anime des établissement de la région de New-York et du New-Jersey. Il participe a de nombreuses émission radiophoniques. L’orchestre enregistre des disques et enchaîne les tubes. L’orchestre apparaît même dans des films comme « Sun Valley Serenade » (1941) et « Orchestra Wives » (1942). le « son » Glenn Miller est immédiatement reconnaissable : la ligne mélodique princiaple est la plupart du temps jouée par une clarinette menant la section d’anches en étant doublée à l’octave inférieure par un saxophone ténor. En 1942, lors de la Seconde Guerre mondiale, Glenn Miller s’engage dans l’Armée de l’air. Promu au grade de capitaine, il dirige alors le « Glenn Miller Army Air Force Band », un orchestre de jazz et de danse militaire qui donne des concerts (plus de 800) « pour le moral des troupes », participe à des centaines d’emmissions radiophoniques et enregistre de nombreux disques. En 1944, L’orchestre est basé à Londres. Le 15 décembre 1944, Glenn Miller embarque dans un petit avion pour la France. Il y a ce jour là un épais brouillard et l’avion n’arrivera jamais à destination. Selon certains, l’avion aurait peut-être été touché par une bombe délestée par un avion allié de retour d’une mission sur l’Allemagne. La musique de l’orchestre de Glenn Miller, à la frontière entre le jazz et la musique de danse, appartient à la mémoire collective en évoquant immédiatement la seconde guerre mondiale, la libération, et et plus largement les années 40. Tout le monde à en tête les « tubes » de ce big band : « In the mood », « Moonlight serenade », « Tuxedo junction », « Pennsylvania 6-5000 », «Anvil chorus » , « Chattanooga Choo Choo », « American patrol » (1942),… L’orchestre de Glenn Miller a continué d’exister après la disparition de son leader. Il a successivement été dirigé par Ray McKinley, Buddy DeFranco, Peanuts Hucko, Buddy Morrow, Jimmy Henderson et Dick Gerhart. Aujourd’hui, au moins trois formations se produisent en portant ce nom (une américaine, l’orchestre « officiel », une anglaise et une allemande)
- JB Lenoir – Alabama JB. Lenoir est né le 5 mars 1929 à Monticello (Mississippi). Dans les années 40 il collabore avec Sonny Boy Williamson, et Elmore James. En 1949, il déménage à Chicago et trouve des engagements dans les clubs locaux. Il en profite pour enregistrer chez différents labels, notamment Chess. Pendant les années 1960, il alterne les tournées en Europe et des enregistrements remarquables, avec des périodes de disette où il peine à nourrir sa famille nombreuse. Il meurt tragiquement en 1967, des suites de blessures mal soignées dues à un accident de voiture. Le blues de JB Lenoir, se caractérise par une voix haut perchée et des compositions réellement originales, qui le situe un peu à part des autres bluesmen. En effet, non content d’être un remarquable guitariste, ses orchestrations très recherchées font la part belle aux dialogues des parties de guitares avec une section de cuivre, et ce avant même l’avènement du rythmn and blues. Mais c’est aussi par la qualité de sa poésie que JB Lenoir marque les esprits, car ses textes bouleversants décrivent la misère sociale et l’oppression que vit la communauté noire de son époque. On reviendra sûrement sur ses compositions. En attendant, je ne peux que vous conseiller ce document rare que nous a dégotté Wim Wenders dans son fim « The soul of a man ». Le passsage constitué d’un reportage sur JB Lenoir, est véritablement remarquable. Il nous plonge dans le quotidien d’un bluesman, si ouvert et si sympathique, que l’on regrette vraiment que son talent soit resté méconnu de son temps.
- Sam & Dave – Hold on, I’m coming David Prater (né le 9 mai 1937 à Ocilla, Georgie) et Samuel David Moore (né le 12 octobre 1935 à Miami, Floride). Pour cet exceptionnel duo que l’on surnommera plus tard « Double Dynamite », tout commence en 61 dans un club de Miami, le King of Hearts, quand Dave Prater vient participer à un concours de chanteurs amateurs animé par Sam Moore. Le courant passe entre les deux chanteurs qui décident d’unir leurs talents respectifs au sein de ce qui deviendra le plus célèbre duo de la Soul Music. Sam, issu d’une famille religieuse, s’est initié à la musique en chantant à l’église, comme beaucoup d’autres. Devenu adulte, il chante dans un groupe de Gospel localement renommé, The Mellonaires. Il a le déclic en voyant Jackie Wilson, et décide de s’éloigner du Gospel pour marcher sur les traces de son idole. Cette décision le conduit même à refuser d’entrer dans les Soul Stirrers pour y remplacer Sam Cooke parti pour mener sa propre carrière. Dave était quant à lui fils d’un ouvrier agricole, également élevé dans la tradition Gospel. Il tourne pendant quelques temps avec les Sensational Hummingbirds, puis s’installe en 57 à Miami dans l’espoir d’y trouver du travail comme chanteur. Mais pendant plusieurs années, il ne vit que de petits boulots. Dans les mois qui suivent la formation du duo, ils se produisent dans les clubs locaux, puis signent un contrat d’artiste avec le label Roulette, chez qui ils sortent plusieurs singles et un album entre 62 et 64. Cette même année 64, ils sont remarqués par Jerry Wexler de Atlantic Records, qui les prends sous contrat et les envoie enregistrer chez STAX. C’est là que leur carrière prend un tournant décisif, avec la constitution de l’équipe qui sera responsable de tous leurs hits: les auteurs-compositeurs Isaac Hayes et David Porter, Booker T. & The MG’s et les cuivres des Mar-Keys. Cette période commence pourtant par deux échecs, « A Place Nobody Can Find » et « I Take What I Want ». Puis ils enregistrent en Décembre 65 « You Don’t Know Like I Know », qui entre dans les R&B charts et s’y maintient 14 semaines. En 66, ils atteignent enfin la première place avec « Hold On, I’m Comin’ ». Deux autres de leurs titres seront bien classés cette année là, « Said I Wasn’t Gonna Tell Nobody », puis « You Got Me Hummin’ ». Au sommet de leur gloire, Sam & Dave participent à la fameuse tournée « Stax/Volt Revue » du printemps 67, dont la tête d’affiche est Otis Redding. Après les USA, la Revue se produit en Angleterre et en France. Le succès de cette tournée en Europe est tel qu’ils y retournent à l’automne, avec le « Sweet Soul Tour », cette fois ci avec Arthur Conley et Percy Sledge, et accompagnés par une grande formation. C’est pendant cette tournée que sort leur plus gros hit, « Soul Man ». Il reste 1er des R&B charts pendant 7 semaines, et 2e des Pop charts pendant 3 semaines. Le single atteint le million d’exemplaires vendus en 5 semaines… En 68, un autre de leurs grands titres, toujours dû à l’équipe Hayes-Porter-MG’s, se place dans les charts, « I Thank You », suivi en 69 de « Soul Sister, Brown Sugar ». Ils mettent à profit cette période de succès pour faire de nombreux concerts, particulièrement dans les universités. A partir de 70, les rancunes personnelles accumulées entre les deux chanteurs s’aggravent considérablement, au point qu’ils ne se rencontrent plus que sur scène, et qu’il leur arrive fréquemment de se battre dans les coulisses. Sam est dépendant à l’héroïne, et Dave « oublie » parfois certains concerts… Cette situation les amène à se séparer une première fois. Ils se retrouvent peu de temps après pour quelques concerts, puis se séparent de nouveau. Cette succession de séparations et de réunions s’étend jusqu’à la fin des 70′s, les privant de toute possibilité d’évolution musicale. En 79, le film « The Blues Brothers », avec sa reprise de « Soul Man », les ramène brièvement sous le feu des projecteurs, mais leur animosité réciproque les empêche de saisir pleinement cette chance de comeback. L’ultime séparation a lieu après un show du nouvel an 81 à San Francisco. Pendant que Sam Moore suit un programme de désintoxication, Dave Prater continue avec un autre « Sam », Sam Daniels. Mais un jugement prononcé en 85, suite à une plainte déposée par Sam Moore, interdit à Atlantic Records de sortir leur album sous le nom de « Sam & Dave ». Dave Prater est arrêté en 87 pour revente de drogue. Quelque mois plus tard, le 9 Avril 88, il se tue dans un accident de voiture à Syracuse, Georgie. Sam Moore enregistre en 88 une nouvelle version de « Soul Man » avec Lou Reed, puis apparaît en 89 dans le film « Tapeheads ». Apparemment débarrassé de ses problèmes de drogue, il continue de se produire de par le monde sous l’appellation « Sam and Dave’s Legendary Sam Moore ». Il participe également à des concerts des Blues Brothers et apparaît sur quelques chansons de l’album « Human Touch » de Bruce Springsteen. Et il fait bien sûr partie de la superbe distribution du film « The Blues Brothers 2000″ (vous ais-je dit que je vous le recommande vivement ). En 1992, le duo est consacré par son admission au Rock’n'Roll Hall of Fame.
- Yorkshire Building Society – Soul Bossa Nova Le brass band est un ensemble formé uniquement de cuivres et de percussions. Il nous vient d’Angleterre dès le milieu 1800. Sa nomenclature standard est de 28 musiciens, et il contient 1 cornet soprano en Mib, 9 cornets Sib, un bugle Sib, 3 altos Mib, 2 trombones ténor et 1 trombone basse, 2 euphoniums Mib, 2 barytons Mib, 2 basses Mib, 2 basses Sib et 3 percussionnistes. Cette nomenclature a été mise en place car en Angleterre les plus grands brass bands participent à des concours et cela permet de comparer des formations équivalentes en terme d’instrumentation. Un brass band est disposé en U sur 2 rangs, et les musiciens sont relativement serrés les uns contre les autres. Ne pas confondre le brass band avec la fanfare qui, elle, contient des saxo, trompettes, et le marching band qui provient des USA avec des clarinettes. Le brass band à la britannique ne contient donc pas de trompette, mais des cornets, et pas de cor, mais des altos, ce qui lui confère un son doux et homogène. Né en Australie, David King s’est imposé comme une des figures les plus dynamiques de la scène des Brass Band lors de son ascension fulgurante de la 4ème classe au titre de British Open Champion. En 1989, il fut nommé directeur professionnel du célèbre Black Dyke Mills Band et fut ainsi le plus jeune chef de ce Brass Band légendaire, avec lequel il a remporté deux Championnats d’Europe des Brass Bands en 1990 et 1991. Avant de prendre en 1993 le poste de directeur professionnel du Yorkshire Building Society Band (YBS), il poursuit sa carrière de cornet solo et gagne à trois reprises (1983, 1984 et 1985) le titre de « North of England Solo Champion ». En 1991, il est également « British Open Solo Champion » et est le premier instrumentiste anglais à gagner en 1992 le titre de « International Brass Musician of the Year » à Auckland en Nouvelle Zélande. A la direction du YBS, il a remporté en 1996, 1997 et 1999 le Championnat d’Europe de Brass Bands, en 1997 et 1999 le Championnat d’Europe des Brass Bands, en 1997 et 1999 le British Open Contest et en 1999 le All England Masters. Pour les amateurs de cinéma, nous pouvons résumer ce morceau à : « C’est la musique d’Austin Powers ». Par ailleurs, si quelqu’un connaît l’auteur du morceau original, merci de bien vouloir me l’indiquer, mes recherches étant restées infructueuses.
- The Mar Keys – Last Night L’histoire de ce groupe est intimement liée à l’histoire de Stax/Volt. Les Mar-Keys constituaient véritablement la base sur laquelle reposaient les productions du label, puisque quasiment tous ses artistes ont travaillé à un moment ou un autre avec le groupe ou une de ses émanations. C’est aussi dans les Mar-Keys que Booker T. & The MG’s et les Memphis Horns trouvent leur origine, que Steve Cropper et Duck Dunn ont fait leur apprentissage avant de devenir les sidemen officiels de Stax, et que des groupes comme les Bar-Kays ont puisé leur inspiration… Le groupe était composé d’adolescents blancs, dont la culture musicale était un fertile mélange de musique traditionnelle et de Rock’n'Roll blancs, et de Blues, de Gospel et de R&B noirs. C’est en partie cette mixité de culture qui fera la magie des productions de Stax ou de FAME, où les artistes noirs étaient souvent accompagnés par des musiciens majoritairement blancs. Une belle leçon pour le Sud ségrégationniste de l’époque… Formé en 58 à la Messick High School sous le nom de Royal Spades, le groupe commence en 60 à enregistrer les disques de Rufus et Carla Thomas, et d’autres artistes de Satellite Records, la petite compagnie fondée en 59 par Estelle Axton et Jim Stewart (respectivement la mère et l’oncle du saxophoniste Packy Axton) et installée à Memphis, dans un ancien cinéma du 926 McLemore Av. Les Royal Spades changent leur nom en Mar-Keys (un jeu de mot « musical » sur le mot français « Marquis » proposé par Don Nix) et enregistrent en 61 leur premier disque, « Last Night ». Le single, poussé par les DJ’s des radios locales qui l’adorent, remporte un énorme succès et entre dans les charts en juillet, pour finalement se placer 2e dans les R&B charts et 3e dans les Pop charts. Après la plainte d’une société californienne également nommée Satellite, la compagnie doit changer de nom et devient Stax (STewart – AXton). Les Mar-Keys deviennent rapidement les ‘accompagnateurs attitrés des artistes STAX, tout en poursuivant leur propre carrière avec des titres comme « Pop-Eye Stroll », « Morning After » ou « Philly Dog ». Au milieu des 60′s, le groupe s’est peu à peu modifié, et se compose généralement de Booker T. & The MG’s et des cuivres Wayne Jackson, Andrew Love et Joe Arnold (ou parfois Floyd Newman), auxquels se joint souvent Isaac Hayes aux claviers… Après avoir accompagné en studio ou sur scène William Bell, Sam & Dave, Wilson Pickett, Eddie Floyd, Otis Redding et tous les plus grands noms de la Southern Soul, le groupe se sépare en 71. Mais la plupart de ses membres ont encore une belle carrière devant eux: Steve Cropper et Duck Dunn continuent de travailler avec un nombre incalculable de chanteurs, avant de faire un retour en force au sein des Blues Brothers en 78. Packy Axton, qui a quitté les Mar-Keys assez tôt, monte son groupe, The Packers, avec lequel il obtient un hit en 65, « Hole In The Wall ». Il meurt prématurément d’un cancer en 76. Wayne Jackson et Andrew Love forment le noyau de ce qui deviendra à partir de la fin des 60′s la section de cuivres incontournable de Hi Records, sous le nom de Memphis Horns. Don Nix, devenu producteur et compositeur, travaille avec Jeff Beck, John Mayall, Delaney & Bonnie, Albert King, Freddie King et beaucoup d’autres… Pour les moins jeunes d’entre nous, le thème de « last night » a été repris pour l’indicatif de l’émission SLC Salut les Copains.
- Labi Siffre – Love a Love a Love a Love Encore impossible de mettre la main sur une biographie digne de ce nom de Labi Siffre. Cette chanson m’a été révelée sur l’antenne de radio Nova. J’aime beaucoup les paroles du début: « who’s that cute boy over there? I wonder if he’s taken » alors que Labi Siffre était un homosexuel notoire mais obligé de le cacher pour continuer à vendre. Un peu à la manière d’un Jean Marais qui embrassait dans ses films les stars de l’époque, alors que Jean Cocteau devait trépigner de jalousie. Les homosexuels, si tu nous écoutes
- La compagnie créole – Ca fait rire les oiseaux C’est au début des années 80, en France, que La Compagnie Créole fait ses débuts sur la scène musicale. La formation est composée de Clémence (chant), Arthur (guitare), José (guitare), Julien (basse) et Guy (batterie). En 82, le groupe enregistre un premier album en langue créole Blogodo. Il choisit ensuite, de chanter en français pour le public hexagonal et remporte en 83 un franc succès avec la chanson Vive le douanier Rousseau, suivi de C’est bon pour le moral. De 86 à 90, les succès continuent, ponctués de passages à l’Olympia. Un groupe qu’il fait bon d’écouter. Passez moi un verre de rhum, je m’exile…
- Les Ogres de Barback – Peuple du moment Les Ogres de Barback sont Mathilde, Sam, Fredo et Alice, un quatuor de multi-instrumentistes originaires de l’Ariège. Le groupe signe son premier album Rue du temps en 1997. Suivent Irfan Le Héros (1999), Fausses notes et repris de justesse (2000), Croc noces (2001), Un Air, deux familles (2002) Pitt ocha (2003). En 2004, Les Ogres de Barback signent Terrain vague qu’ils emmènent en tournée accompagnés de la Fanfare du Belgistan. A la fin de l’année 2005, ils livrent le disque Concert. Un de ces groupes français qui ne connaît pas le succès qu’il mérite à mon avis. Français, mobilisez vous !!!!!
- Raphaël – O Compagnons Raphaël Haroche est né à Paris en 1976, d’un père russe et d’une mère argentine. Tout petit, dès cinq ans, il apprend le piano et la guitare et à l’adolescence commence à écrire et composer. Son bac en poche, Raphaël s’inscrit en hypokhâgne, y reste trois jours et file à la fac de Droit. Influencé par Noir Désir, David Bowie ou Jacques Brel, Raphaël décide d’arrêter ses études et de se consacrer à sa passion qu’est la musique. Il rencontre alors Caroline Manset, (la fille du chanteur Gérard Manset), qui devient son manager. Le duo se met au travail pour mettre en forme ce qui deviendra son premier album. Avec sa première maquette sous le bras, Raphaël va directement voir EMI, qui est séduit par le projet et qui le signe, dans la foulée. Résultat des courses Hôtel de l’Univers, une première livraison qui oscille entre rock et pop, illustrée par des textes engagés ou tout simplement réels, entre philosophie et poésie. Raphaël remet le couvert en 2003 avec La Réalité. Suit, 2 ans plus tard, l’album Caravane.
- Sonny Boy Williamson – Don’t Start Me to talkin’ Aleck « Rice » Miller (5 décembre 1899 – 25 mai 1965), également connu sous les noms de Sonny Boy Williamson II, Rice Miller, Willie Williams, Willie Miller, Little Boy Blue, The Goat et Footsie, était harmoniciste, chanteur, et compositeur de blues de nationnalité américaine. Rice Miller est né dans la plantation Sara Jones près de Glendora dans le Mississippi. Sa date de naissance reste incertaine. En effet, Miller prétend être né le 5 décembre 1899 mais un chercheur, David Evans, affirme avoir la preuve qu’il est né en 1912. Miller vit et travaille avec son beau-père, Jim Miller, qui était métayer ainsi qu’avec sa mère, Millie Ford, jusqu’au début des années 1930. Puis, il voyage dans le Mississippi et l’Arkansas et rencontre Blind Lemon Jefferson, Big Joe Williams, Elmore James et Robert Lockwood Jr… C’est également au cours de cette période, qu’il joue avec Robert Johnson et développe son style musical ainsi que sa façon désinvolte de se produire sur scène. Willie Dixon se souvient, en effet, avoir vu Rice Miller avec un harmonica amplifié à Greenville dans le Mississippi dans les années 1930 avec lequel il captivait l’auditoire en jouant, par exemple, sans les mains en tenant son harmonica entre sa lèvre supérieure et son nez. Miller vit alors à Twist dans l’Arkansas avec la sœur de Howlin’ Wolf, Mary Burnett, et en profite pour apprendre à Wolf l’harmonica (plus tard, Williamson fera pour Chess Records une parodie de Howlin’ Wolf intitulée Like Wolf). En 1941, Miller est embauché dans l’émission King Biscuit Time (un des plus célèbres programme sur le blues) sur la radio KFFA à Helena (Arkansas) avec Lockwood. Le propriétaire, Max Moore, l’engage sous le nom de Sonny Boy Williamson, en pensant apparemment à l’harmoniciste et chanteur du Tennessee, John Lee Williamson. Alex Miller prétendra avoir été le premier à utiliser ce nom et certains pensent même que la prétendu naissance de Miller en 1899 est une ruse pour convaincre le public qu’il était assez vieux pour avoir utilisé ce nom avant John Lee Williamson (né en 1914). Quelque soit l’origine de son nom, Miller devient à partir de là Sonny Boy Williamson et Lockwood et le reste du groupe deviennent les King Biscuit Boys. Le premier enregistrement de Williamson date de 1951 pour Lillian McMurray du label Trumpet Records (Mississippi). Cependant, lors de la faillite de Trumpet Records en 1955, le contrat de Sonny Boy est transféré aux créditeurs qui le vendent à Chess Records à Chicago (Illinois). Williamson enregistre environ 70 chansons pour Chess Records entre 1955 et 1964. Dans les années 1960, il parcourt l’Europe durant les beaux jours du British blues où il enregistre avec The Yardbirds et The Animals. C’est pendant sa tournée au Royaume-Uni à cette époque qu’il adopte le chapeau melon et qu’il transporte son harmonica sur scène dans une malette, ce qui deviendra son signe particulier. Au cours de cette tournée, il blesse un homme au cours d’une bagarre et quitte donc le pays rapidement. Rice Miller reste comme un des plus fins et atypiques songwriters de blues et son jeu laconique d’harmonica ainsi que sa voix ont fait de lui un véritable artiste. L’uilisation de l’espace couplée à son timing et à son son font de lui un des meilleurs harmoniciste de blues. Dans les années 1940, Williamson épouse Mattie Gordon, qui reste sa femme jusqu’à sa mort le 25 mai 1965 (ou le 23 d’après sa pierre tombale) à Helena dans l’Arkansas. Parmi ses succès, on peut noter : Fattenin’ Frogs for Snakes, Don’t Start Me To Talkin’, Keep It To Yourself, Bye Bye Bird, Nine Below Zero, Help Me, Your Funeral and My Trial, et le moins célèbre Little Village, dans lequel on retrouve un dialogue croustillant avec Leonard Chess, le patron de Chess Records.
- Talib Kweli – Too Late Talib Kweli est né à Brooklyn sous le nom de Talib Greene. Influencé par la culture africaine, Talib découvre le rap avec De La Soul, alors qu’il est au lycée. Lors d’un voyage à Cincinnati en 1994, il rencontre DJ Hi Tek, qui oeuvre au sein du groupe Mood et l’année suivante Mos Def, qui lui étudie dans un théâtre expérimental. Talib se trouve, musicalement, laissant révéler un talent pour le hip hop. Il s’associe alors à DJ Hi Tek, pour former Reflection Eternal et aussi à Mos Def pour créer Black Star, deux groupes underground, version east coast. Les trois acolytes signent avec leurs différentes formations sur le label Rawkus Records, pour des singles. Ils participent aussi à un bon nombre de compilations comme Soundbombing, Lyricist Lounge ou New York State Of Mind. Le premier album éponyme de Blackstar sort en 98, alors que Mos Def connaît un énorme succès avec son premier album solo. Le succès acquis par cette formation permet à l’autre groupe de Talib, Reflection Eternal, de sortir son premier opus, éponyme en 2000. Dès sa sortie, cette nouvelle galette se classe au sommet des charts hip hop américains. Un morceau, vous vous en doutez, qui m’a été révélé par l’ami Grizzly, qui conforte là encore son bon goût en matière de hip-hop.
- Les VRP – Ma vache a grossi En 1988 la rue découvre les VRP. Devant leurs déguisements (complets trop courts, maquillage à l’excès…) et leur musique mêlée au théâtre de rue, les passants s’arrêtaient vite fascinés. Cinq étranges personnages : Fabrice, Stephane, Marc, Gilbert et Gilberd. Le public fit rapidement connaissance avec eux à la suite de leur reprise d’Alexandrie Alexandra de Claude François, jouée dans l’émission Génération Rock. Devant le succès trop prévisible de la chanson, les VRP s’en détachent pour mettre en avant leurs propres textes (loufoques à souhait) et sortent leur premier album en 1989. Leurs textes reflètent leur état d’esprit, complètement fou ! Aucun parti pris ni engagement à part peut être pour la langue française (toutes leurs chansons sont dans la langue française sauf trois). Les VRP côtoient les grands de l’époque : Mano Negra, Wampas, Satellites… et collaborent avec d’autres pour écrire les chansons Stellamentable avec Sttellla, La misère des voix vulgaires avec Gina et les Pires, Sidney avec les Babylon Fighters… 1990 marque la sortie de leur second album. Les VRP passent alors à l’Olympia puis entament une série de voyages à travers l’Europe puis le Japon, le Canada, le Sénégal. Leur succès auprès du public est de plus en plus important. Ils sont de tous les festivals et remplissent les grandes salles aux côtés de la Mano Negra ou Noir Désir. Leur dernier album, Vacances Prolongées (sorti en 1992) annonce la couleur. Les VRP décident alors de se saborder au sommet de leur gloire pour ne pas s’institutionaliser, se perdre. Un beau soir de 1993, au Zénith de Montpellier, ils font leurs adieux à la scène par un concert destroy ou ils brisent leurs instruments, scellant ainsi leur carrière astéroïde à travers le paysage musical français du début des années 90. Extrait de l’album « vacances prolongées » aussi indispensable que « Remords et tristes pets (1989) et « Retire les nains de tes poches (1990) ». Merci à Amidon de me l’avoir fait découvrir
- Jack Johnson – Rodeo Clowns Jack Johnson naît à Hawaï. Il surfe durant toute son enfance avant de décrocher un contrat avec la firme Quiksilver. A 17 ans, il devient le plus jeune surfeur à se hisser en finale du Pipe. L’année suivante, il quitte son île pour rejoindre l’université de Californie à Santa Barbara, où il décroche un diplôme en cinéma. Il participe ainsi aux films All For One ou The Show. Jack revient à Hawaï pour y tourner Thicker Than Water, sur le monde du surf. Il enregistre lui-même la bande-son et se découvre par la même occasion, l’envie de continuer dans cette voie. Le film est élu « Vidéo de l’année » par Surfer Magazine. Sa vidéo suivante lui vaut les honneurs des Adobe Highlights Awards de l’ESPN Film Festival. Abandonnant sa carrière pro pour se consacrer à la musique, Jack Johnson sort Brushfire Fairytales en septembre 2002. L’album est produit par Andy Factor, producteur de son ami Ben Harper, ce dernier apparaît d’ailleurs sur le titre Flake. Il part en tournée à la sortie de l’album, avec ses deux acolytes, Adam (batterie) et Merlo (basse). En 2003, Jack Johnson signe On and On. Il revient en 2005 avec In Between Dreams. Il est dificille d’ expliquer son style, tout simplement car il faut l’écouter soi même, en faire sa propre interprétation. La mienne se résumerait en un mot : Les Vacances. Impossible de ne pas être sensible au timbre de voix un poil nonchalant de Jack, il vous berce et vous en viendrez même a entendre les vagues au loin… Un son de m. Yom himself qui m’a dit un jour: « WAHEU… tu connais pas Jack Johnson? » et en 2min 15, tout était réglé grâce à MSN? Cimer ma poule.
- Louis Armstrong – Let my people Go Louis Daniel Armstrong (4 août 1901 à la Nouvelle Orléans – 6 juillet 1971 à New York), également connu sous le surnom Satchmo, est un chanteur et un bugliste – trompettiste de jazz étasunien. Né le 4 août 1901 dans le quartier pauvre de Perdido, à La Nouvelle-Orléans (et non le 4 juillet 1900, comme l’ont longtemps fait croire la légende et le trompettiste lui-même), Louis Armstrong chante dans des cabarets et prend des leçons de trompette, mais il reste largement autodidacte. En 1913, il est enfermé dans une maison de correction pour des actes de petite criminalité (et non, comme le prétend la légende pour avoir tiré des coups de pistolet en l’air). 1922 : il entre dans le Creole Jazz Band de « King » Oliver comme second cornet. Premiers enregistrements avec cet ensemble. En 1925, à Chicago, Il crée le Hot Five (cinq musiciens) avec Johnny Dodds (cl) Kid Ory (trombone) et grave les premières faces sous son nom : Cornet Chop Suey, Heebie Jeebies, Big Butter and Egg Man, Muskrat Ramble. En 1927, son orchestre devient le Hot Seven, avec Baby Dodds à la batterie, puis, en 1928, le second Hot (avec Zutty Singleton, Earl Hines) : c’est l’époque des premiers chefs-d’œuvre : Basin Street blues, St. James infirmary, West End Blues. près 1929, l’ère jazz Nouvelle-Orléans est terminée. Il se produit dans le cadre de grandes formations : orchestre de Luis Russell, de Carroll Dickerson, de Les Hite, de Chick Webb. Son jeu devient plus ostentatoire (I can’t give you anything but love, St. Louis Blues, Shine). À partir de 1940, il participe au mouvement New Orleans Revival, enregistre avec différents solistes-leaders et chanteuses, puis refonde de petites formations apparentées aux Hot Five (nombreuses tournées mondiales), où il fait montre de son talent de « showman ». La production discographique devient d’inégale valeur. Ses prestations sont plus stéréotypées et sa technique moins assurée. Au début de l’année 1968, sa très célèbre chanson What A Wonderful World sort en single. Elle atteindra une très grande popularité en devenant la bande originale du film Good morning, Vietnam en 1987. Il meurt le 6 juillet 1971. Cette chanson est extraite du très célèbre album « Good Book » et sera par la suite reprise par Claude Nougaro. Demande au grizzly fabe, toi même tu sais
- Marvin Gaye – You sexy thing Le 2 avril 1939, à Washington, DC, Marvin Pentz Gay Jr naît. Fréquentant régulièrement l’église (son père était pasteur), Marvin s’exerce à la musique en chantant ou en jouant de l’orgue. Au cours de son adolescence, il intègre plusieurs groupes comme The Rainbows The Moonglows ou The Marquees. Il fera ainsi la rencontre d’Harvey Fuqua, producteur qui aura une forte influence sur lui. Cependant Marvin Gaye se détache peu à peu de ces groupes en enregistrant quelques titres qui ne virent jamais le succès. Mais le déclic se produit en 1961. Il parvient à rejoindre Motown et rencontre les plus grandes stars de la soul. Berry Gordy fait de lui son petit protégé. Marvin débute avec la sortie des singles Can I get a witness, Hitch Hike et Price & Joy. Mais c’est en 1964, année de sortie de son premier album, que le succès explosa. Il collabora par la suite avec Tammi Terrell ou encore Diana Ross. Les États-Unis sont séduits par ce nouvel artiste plein de charisme et porté par sa voix mélodieuse. En 1968, la célébrissime chanson I Heard It Through The Gravepine reprise de Gladys Knight & the Pips sera en tête des charts. Après le décès de Tammi Terrell, Marvin Gaye entame une dépression. Il faut dire que Tammi Terrell atteinte d’un tumeur au cerveau décèdera après une longue agonie. Il revient avec un nouvel opus touchant, What’s Going On en 1971. Dans cet « album-concept » il procède à l’analyse de son époque et touche à des sujets sensibles comme la lutte pour les droits civiques, la guerre du Vietnam (où son petit frère Frankie combat) et l’écologie. Ainsi malgré le refus initial de son beau-frère Berry Gordy, l’album sort et devient un classique. Deux ans après, Marvin Gaye enchaîne sur un nouveau succès avec Let’s Get It On disque « motivé » par sa liaison passionnée (et extraconjugale) avec une jeune femme dénommée Janis Hunter. Au cours des années 70, le chanteur publie plusieurs albums. On peut surtout retenir Here my dear dont la genèse est particulière: son épouse Anna Gordy Gaye ( de quelques années son aînée) excédée par la double-vie de Marvin Gaye demande le divorce. Après de longues négociations, le juge devant statuer ordonne au chanteur de réaliser un album dont l’avance perçue sera reversée à son épouse. Ayant voulu tout d’abord voulu réaliser un disque superficiel, l’artsiste publiera une oeuvre complexe où il reviendra en détail sur son mariage houleux. Au début des années 80, Marvin Gaye voit une série d’ enregistrements (dont des démos) publié sans son accord sous le titre In our lifetime ce qui provequera la rupture définitive avec Motown. Ayant signé avec une nouvelle maison de disque CBS records, l’artiste part pour la Belgique à Ostend plus précisément. Là, devant faire face à la concurrence de nouvelles stars tel Rick James, il fera appel à Harvey Fuqua et Gordon Banks pour réàliser son nouvel album Midnight Love dont est issu le tube Sexual Healing. Il retourne s’installer à Los Angeles, mais les choses se gâtent de nouveau et Marvin Gaye retombe en dépression. Il fera une dernière performance publique lors du NBA All Star Game en 1983 où sa reprise de l’hymne national américain reste dans les mémoires. A la suite d’une violente dispute, son père le tua de deux coups de revolver, le 1er avril 1984. Il aurait eu 45 ans le lendemain. Et alors que Marvin Gaye s’eteignait, une nouvelle star, elle, voyait le jour du côté de Suresnes et de l’hôpital Foch. Comment ça vous ne voyez pas de qui je veux parler ?
- Ugly Duckling – Mr Tough Guy L’hip hop succion… c’est ainsi que devrait s’appeler le style de rap utilisé par les très plein d’humour Ugly Duckling. « Fresh Mode » est un album présenté comme un hommage aux parrains du rap, ceux qui ont rempli nos oreilles juvéniles des premiers « check, one, two… » ou des « fresh », devenus à la fin des années 80 les répetitions incessantes des premiers chevaliers du rap. Ça fait peur: il y a presque de la nostalgie là dedans! Pourtant, rien n’ennuie et pas de copie: juste de bons vieux sons « old school but fresh » et des flows à l’ancienne qui rendent directement hommage à De La Soul, Run DMC ou l’ami Chuck D. Ne vous y trompez pas toutefois, rien d’hardcore dans cet album: que du hip hop à faire sourire. Tout cela sans moquerie aucune, mais juste parce que le hip hop peut rendre connement heureux parfois, sans tomber dans le ridicule pathétique de certains puff daddy j’en passe et des meilleurs… non, non, c’est bien un hommage aux grands qui est fait dans ce « Fresh mode » plein de FRRESSSHHHH… Encore une fois, merci à Yom
- Forrest Sykes – Tonky Boogie Le honky-tonk est un style musical appartenant à la musique country, tout comme le bluegrass, auquel il s’oppose. Cette musique respire la joie de vivre, c’est une musique pour boire et danser. Influencé par Jimmie Rodgers et Bob Wills, le honky-tonk est la musique country qui a le plus influencé la musique actuelle. Nous reviendrons par la suite sur ce style de boogie qui est souvent associé au train et au rythme binaire que produit le wagon sur la voie (le célèbre « talec tatoum » caractéristique qui dans ce morceau est très acceléré).
- Gorillaz – Clint Eastwood Gorillaz est un collectif hip-hop, né de l’imagination de Murdoc, bassiste autodidacte, petit malin aux dents noires, venu de Stroke-On-Trent, amateur de dub, de J. Andrews Anderson… Rapidement rejoint par le chanteur 2D, symbole des chansons pop parfaites, par le batteur Russel, gaillard originaire des USA et fan de hip-hop et de Chaka Khan, puis de Noodle, princesse de la guitare, venue d’Asie, âgée de 10 ans et experte dans l’art de de balancer des riffs mortels et en arts martiaux. Ces quatre là, ont mêlé leurs origines diverses en un son à la fois subversif, moderne, très accessible, brûlant et plus que cool… Tomorrow Comes Today est un EP quatre titres, dont les influences vont du dub jamaïcain, au hip-hop local, des chansons d’amour cubaines, au punk du sud de Londres, le tout produit par Dan The Automator. Bref, derrière toutes ces influences, un album concept, sur lesquels des guests les plus prestigieux viennent de faire des featurings, sur ce quatre titres: Damon Albarn de Blur chante sur Tomorrow Comes Today, Latin Simone et 12D3. Leur premier album, éponyme sort en avril 2001. Au printemps 2002, sort G-Sides, un album de remixes. Quelques mois plus tard, paraît Laïka Come Home, douze titres de Gorillaz, remixés façon dub par les Space Monkeyz. Trois ans plus tard, en mai 2005, la formation sort son quatrième album : Demon Days. Pour ce nouvel opus, ils s’entourent d’artistes tels que Neneh Cherry, Ike Turner ou Roots Manuva. Le premier extrait, Feel good Inc, est en featuring avec les rappeurs du groupe De La Soul. Premier morceau du groupe à s’être révélé à nous, Clint Eastwood est un titre incontournable dans nos playlists.
- Francis Cabrel – La Dame de haute savoie Né à Agen, dans le Lot-et-Garonne, en novembre 1953, de parents d’origine italienne (du Frioul exactement), Francis grandit à Astaffort, où il vit encore aujourd’hui avec sa femme et ses enfants. Il vit une enfance tranquille, au contact de la nature, et dans un environnement familial serein. Son père travaille dans une usine de gâteaux, sa mère dans une cafétéria. Avec son frère Philippe et sa soeur Martine, Francis pêche, joue aux boules et au basket, et profite pleinement de la vie. Adolescent, il découvre un beau jour la guitare par le biais des Dylan, Neil Young et Cohen. C’est une révélation pour ce jeune homme timide. La musique l’épanouit et il se met à écrire ses propres chansons. Alors qu’il travaille comme vendeur de chaussures (sa scolarité s’arrête au lycée, en première), il commence à tourner dans les bals avec son groupe « Les Gaulois » (anciennement Ray Franck and the Jazzmen). A 21 ans, en 1974, il gagne le concours Sud Radio, présidé par les frères Seff, Daniel et Richard, avec son premier futur tube Petite Marie. Cabrel signe alors chez CBS son premier contrat dont l’aboutissement est la sortie de son premier album en 1977: Les murs de poussière. Ce premier album le lance et il se retrouve même sur la scène de l’Olympia en 1978, en première partie du chanteur Dave. Avec son deuxième album Les chemins de traverse et son titre phare Je l’aime à mourir, Cabrel obtient enfin le succès. Ses premiers disques sortent à un rythme régulier, fidèles au style acoustique, poétique et intimiste du chanteur d’Astaffort. Même s’il devient une vedette, Francis reste un homme tranquille, continuant à vivre dans le Lot-et-Garonne, proche des siens (Aurélie, sa fille, naît en 1985), et sans concessions aux médias. Il prouve cependant qu’il n’est pas un homme solitaire et renfermé en s’investissant dans de nombreuses oeuvres humanitaires, et cela dès 1985, avec sa chanson Il faudra leur dire, qui sert de support à un petit film sur la leucémie, puis des années plus tard, avec ses participations à Sol En Si, Les Enfoirés, Noël ensemble, Urgence, … Ses albums s’espacent, mais ils gagnent en qualité et en beauté. Pour preuve l’album Sarbacane, sorti en 1988, après presque trois ans de silence. C’est un énorme succès, notamment grâce aux titres Sarbacane et C’est écrit. La tournée qui s’ensuit est internationale. De Paris à Québec, Cabrel se rapproche avec gentillesse et simplicité de son public. En 1991, sa seconde fille Manon voit le jour. Le chanteur se consacre encore plus à sa famille et à son village (il est conseiller municipal d’Astaffort). Il crée ainsi en 1988 les Rencontres d’Astaffort, festival musical et culturel qui voit se réunir chaque année des milliers de passionnés de guitare (luthiers ou musiciens…). Il produit aussi de jeunes talents comme Michel Françoise sur son label Cargo. Et ce n’est qu’en 1994 que sort Samedi soir sur la terre, un album dont le succès est encore plus grand que le précédent. Récompenses, télévisions, concerts, entrevues, … Cabrel est en haut de l’affiche, et sans jamais céder à la pression médiatique. En 1997, Claude Gassian sort un ouvrage consacré au chanteur. Un magnifique ouvrage de photos, dessins et textes intitulé Hors saison. Au printemps 1999, l’album du même nom Hors-saison remporte un succès incroyable. L’Olympia et le Zénith l’accueillent. Internet aussi. Le site du chanteur se fait l’écho de son univers tendre et romantique. Cabrel prouve encore une fois son talent de compositeur et d’interprète. Sans jamais perdre pied, il montre avec sagesse et tranquillité, l’exemple à suivre. Un homme d’une grandeur jamais démentie, sensible et honnête, empreint d’humanisme et de candeur. Extrait de l’album « fragile » sorti en 1981.
- Guru & Angie Stone – Keep your worries Guru naît à la fin des années 60 aux Etats-Unis. Il officie d’abord dans le groupe de rap Gang Starr avec qui il enregistre Step In the Arena (1991). En 1993, Guru part en solo et monte le projet Jazzmatazz sur lequel il invite de nombreux rappeurs et jazzmen dont MC Solaar,les Brand New Heavies, Roy Ayers et Donald Byrd. Il sort deux volumes Jazzmatazz (1993 et 1995) et, entre temps, revient avec Gang Starr et l’album Hard to Earn. Il retrouve son groupe en 1998 pour enregistrer l’album Moment Of Truth puis sort Streetsoul, le troisième volume Jazzmatazz, en l’an 2000, avec des chanteuses comme Erikah Badu, les Nubians, Amel Larrieux, Kelis ou Angie Stone.
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