Voici trois vidéos qui vous montre que lorsque l’on mélange deux éléments étrangers, les réactions peuvent être surprenantes…
La première vidéo se déroule sur le campus de Fairbanks en Alaska, où des étudiants ont décidé de balancer un seau d’eau bouillante dans un environnement extérieur où la température avoisine les -45° celsius… Voici le résultat :
La seconde vidéo a été prise lors du Penguicon 2006 (la seule conférence qui réunit aux États-Unis la communauté des fans de Science-Fiction et les Linux-User). Un des participants, Rob Landley co-fondateur du Penguicon, va balancer une bassine remplie de Nitrogène Liquide dans une piscine. Le résultat est encore une fois surprenant !
Dans la dernière vidéo, réalisée par des étudiants au ‘Physikshow » de l’université de Bonn (Allemagne), vous allez pouvoir découvrir que les bateaux peuvent flotter dans le vide !! Il s’agit en réalité d’un bateau fabriqué dans du papier d’aluminum qui s’élance sur une surface d’hexafluorid, un gaz plus dense que l’air… Impressionnant !
Si qqun pouvait étoffer mes (très) faible connaissances en physiques en nous expliquant ce qu’il se passe concrètement lorsque ces mélanges sont effectués ce serait sûrement très intéressant
(Via Blog Bretagne)








Le 1er c’est facile, l’eau gèle, mais l’édifice de glace est très fragile et s’effondre rapidement sous l’effet de la gravité.
Pour le 2nd, il faut savoir que le nitrogène (ou azote) liquide se vaporise à -196°C. La température de la piscine le fait donc se transformer en gaz, son volume augmente alors énormément, et comme il est encore très froid il provoque la condensation de l’eau qu’il y a dans l’air, créant de la fumée.
Pour la dernière vidéo, il se passe exactement la même chose que si le gaz était un autre fluide plus lourd que l’air, de l’eau par exemple.
le nom francais du nitrogène est Azote.
C’est pas complétement idiot, voir incrotablement dangereux, de manoeuvrer du nitrogène sans aucunes protections ???? :nono
Pour le 1er, l’eau ne peut pas geler instantanment, cela exige un changement d’état, qui demande un transfert d’énergie enorme.
Mon avis est le suivant : l’eau chaude est transformée en goutellettes au moment du lancer.
Pendant leur chute, les gouttes commencent à s’évaporer, ce qui a deux conséquences :
-L’introduction d’humidité dans l’air, qui est très froid, d’où la vapeur (elle se forme plus facilement dans l’air froid, cf la piscine…)
-Le refroidissement des gouttes est accéléré par l’évaporation d’une partie de leur eau, ce qui favorise leur transformation rapide en glace, qui a lieu pendant leur chute, ou très rapidement après l’impact.
Sur la vidéo, on voit clairement des gouttes, ou plus probablement des cristaux de glace, atteindre le sol, et la vapeur s’élever.
Pour les autres experiences, je suis d’accord !
Nicolas, l’azote, c’est de ça qu’est fait l’air que nous respirons à 4/5.
Mais il faut faire attention quand on manipule de l’azote liquide parce que c’est très froid et aussi parce qu’une fois qu’il s’évapore, son volume s’étend très largement.
Donc le warning principal c’est de faire attention quand on est dans une pièce fermée, car elle peut être remplie très rapidement par de l’azote et l’oxygène risque de manquer.
Romain l’eau solide est un état de plus faible énergie que l’eau liquide (ça « bouge moins »), et la transformation libère donc de l’énergie, au lieu d’en consommer (au contraire, pour faire fondre un glaçon, il faut chauffer).
C’est justement cette énergie libérée qui permet la formation de la vapeur observée.
l’azote liquide il vaut mieux éviter de s’en mettre sur les mains au risque de se brûler par le froid et de perdre ses mains…
JM, un transfert direct de chaleur entre d’un coté de l’eau qui est refroidie et transformée en glace (qui dégage de l’énergie, 100% d’accord), et de l’autre, de l’eau transformée en vapeur (qui en absorbe) n’est pas possible spontanément : en mettant deux corps en contact, on a rarement vu l’un chauffer pendant que l’autre refroidit. Le phénomène est donc plus complexe
Je reprends :
Considérons une goutte. Elle est à presque 100 degrés au début de sa chute, elle est donc refroidie par l’air à -45, mais elle le chauffe en contrepartie, dans une zone de taille comparable à celle de la goutte. L’air chaud peut contenir plus d’humidité que l’air froid, il va donc absorber un peu de l’eau de la goutte.
C’est un changement d’état liquide vers gaz, qui consomme de l’énergie (beaucoup !), et donc refroidit la goutte.
La goutte laisse derrière elle de l’air chauffé, chargé en humidité. Cet air va ensuite se refroidir, se saturer en humidité, et l’eau va se condenser, formant de la vapeur ou plutot un brouillard, pour employer un terme scientifique (exactement comme dans la formation d’un nuage).
La goutte continue sa course, et le processus se répète, la goutte se refroidit à chaque fois un peu plus, avant de toucher le sol, ou de se transformer en glace encore en l’air, pour le savoir, il faudrait faire le calcul, qui s’annonce pas simple.