Crise Mondiale 1/8: Introduction…

Suchablog.comParce que je n’ai pas envie que Yom me fasse un infarctus sur le Scrolling, et que je n’ai pas envie que vous fassiez une indigestion sévère de texte, cet article sur la Crise Mondiale fera l’objet d’une série de 8 articles, l’Introduction se trouvant sur Suchablog, ainsi que la 1ère partie, et le reste se trouvant sur le Blog que je viens de mettre en ligne, du Web au Business

Depuis début septembre, et la chute vertigineuse qu’ont connu les bourses de par le monde, tout le monde s’accorde à parler d’une « crise financière mondiale », qui couvait depuis quelques temps, et qui n’a « réellement » montré son visage que depuis la fin de l’été. Dés lors, chacun, quel qu’il soit, y est allé de sa petite analyse de cette crise de la finance de marché. De LA crise même. Et de son aggravation, ainsi que de sa transmission à l’économie dite « réelle ».

Chaque acteur, économique, politique, scientifique ou autre, n’a eu de cesse d’analyser cette crise au travers de sa propre croyance. Sa théorie, son idéologie, sa croyance… Capitaliste, libéral (différent du capitaliste), socialiste, keynésien, communiste, monétariste… Chacun a analysé, décortiqué et finalement tenté de donner un relief, une justification, une réponse et même des enseignements, à travers sa propre lentille.

Et, même si cela aurait du nous sauter aux yeux, nous gêner aux entournures, nous titiller… personne ne semble s’en être offusqué. Pourtant, pour faire usage de métaphore, c’est un peu comme si vous preniez une « photo » d’une galaxie voisine, à différents niveaux de « sensibilité » : normale, infrarouge, ultra-violet… Les images que vous obtiendrez seront radicalement différentes, et pourtant, chacun des éléments « différenciant » qui ressortiront sur vos clichés, et qui ne seront pour autant pas visible sur les autres, existent bel et bien.

Moi, personnellement, ça me gêne. Ca me dérange. C’est pour ça que j’ai essayé, autant pour vous, que pour moi, de reprendre un peu le fil de cette crise, pour comprendre où ça a foiré, et surtout, comment on peut faire en sorte d’éviter la prochaine… (ou pas)

Et c’est finalement ce que j’ai, pour ma part, souvent entendu, vu et lu sur les différents médias et contenus que j’ai pu parcourir sur le sujet : une analyse partisane, réduite et non exhaustive, que je ressentais comme finalement incomplète de cette crise. Prenez un exemple simple, l’analyse « croisée » de la crise mondiale et de son potentiel transfert à l’économie par MM. Attali et Minc. Tous les deux brillants penseurs et très fin connaisseurs de l’économie mondialisée. Pourtant, chacun d’eux développe des analyses et arrive à des conclusions pour le moins différentes…!__ Comme si, finalement, cette crise avait plusieurs « causes » et « conséquences » selon qui la regarde…

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J’ajouterais que, pour ma part, je n’ai jamais eu l’occasion (la chance ?) de lire (entendre, voir) une analyse que je sentirais « fidèle » de cette crise, utilisant tous les niveaux de « vision » possible. Du moins jamais, avec tous les détails, les mécanismes, les rouages et même les plus petits grains de sables qui ont amené à ce résultat qui nous frappe aujourd’hui. Ainsi, si certains y voit l’échec du modèle capitaliste, d’autre y verront, sa saine auto-régulation. D’autres encore y verront la faillite du libéralisme. Sans parler de ceux qui ne verront qu’une justification à l’avènement du Keynesiannisme pur. Et n’oublions pas ceux qui y verront un appel à l’avènement d’un système socialiste plein.

Et finalement, dans tout ce fatras d’analyse, de vision, de partisan, qui aura raison ? Et surtout, parce que c’est finalement l’un des seuls objectifs qui doit nous préoccuper réellement, quelles sont les causes de cette crise, et comment éviter sa reproduction dans 5 ou 7 ans, à la faveur d’un Cycle… ?

Je dirais avant tout qu’il serait bon de ne pas mélanger torchons et serviettes. Ne mélangeons plus béatement théories « économiques » et système « politique ». Même si chacun veut y voir sa vérité en prévision de l’appel des urnes ou d’autres raisons obscures… Même si chacun veut voir la confirmation et la pérennisation de son modèle de pensée, ce sont des « modus operandi » que nous ne pouvons nous permettre. Une fausse analyse de cette crise nous mènerait irrémédiablement à de fausses conclusions… Et ainsi de suite.

Personnellement, je pense qu’aucune théorie ni aucun système n’aura réellement raison dans son analyse des causes. Parce que chacun empruntera sa propre voie, se fermant à l’apport que les autres pourraient lui amener. Et au-delà même, je reste convaincu que l’approche à adopter face à cette crise doit être complètement « apolitique » (comme c’est finalement le cas aujourd’hui dans les instances internationales). Une analyse apolitique donc, et complète de la « chaine de causalité » qui a pu nous amener là, sans oublier au passage (comme je l’entends souvent) des acteurs clés qui n’ont pour l’instant pas pris leur « part de responsabilité » de manière claire et publique.

Mais entrons dans le vif du sujet, à l’analyse (du moins la mienne) et finalement aux conclusions que l’on pourrait (devrait ?) tirer de cette crise financière mondiale.

Cette analyse, et les conclusions sont bien sur mon point de vue, mais un point de vue que j’ai souhaité « apolitique » et neutre, d’une part, et surtout, le plus fourni et le plus compréhensible possible, après la montagne de documentation que j’ai pu ingurgiter, entendre, lire ou voir, sur le sujet. Et afin de ne pas vous noyer sous une masse informe, je vous le propose sous forme d’un « Dossier » d’analyse de cette maladie, séparé en différent « chapitres » :

1) Les origines de la crise financière : le Patient 0
2) La contamination des marchés : début de l’épidémie
3) Les subprimes : un virus mal endigué
4) Quand le virus se réveille
5) Quand le virus touche l’Homme
6) La Fin du Capitalisme ?
7) Quelle conclusion, pour quels changements ?

Ca fait de chapitre, beaucoup d’information, et c’est aussi pour cela, et pour son sujet finalement trop en dehors de la ligne éditoriale de SuchaBlog, que je ne mettrais sur SuchaBlog que l’Introduction et la 1ère Partie, et que je le poursuivrais par la suite sur mon propre Blog : Du Web au Business.

Pour compléter cette introduction, je demanderais à toutes les lectrices et à tous les lecteurs de Suchablog, de réagir sans insultes, du moins, si vous n’avez pas lu l’intégralité… ;-) Merci

 »Crédit photo Alain Minc & Jacques Attali: L’Express »

4 commentaires

  1. Je vous suggère de lire : "De la Horde à l’Etat – essai de psychanalyse du lien social" de Eugène Enriquez (1983) Folio Essai ou du même auteur "Clinique du pouvoir, les figures du maîtres" (2007) chez Erès : vous aurez des explications de fond sur ce qui se passe actuellement en terme de destin sociétal et du paradigme qu’exprime cette crise – Il s’agit d’études scientifiques rigoureuses et non d’un avis de plus ou moins sur quoi repose les sociétés contemporaines et leur devenir – vous ferez vite le rapprochement avec la réalité actuelle :hein !

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  2. :weird vivement le prochain bloons !!!!! :eek

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  3. Une analyse "apolitique". Je demande à lire. Tu m’intrigues Obi. Allez, chiche. Je lis la suite.

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  4. "je demanderais à toutes les lectrices et à tous les lecteurs de Suchablog, de réagir sans insultes, du moins, si vous n’avez pas lu l’intégralité…"

    Caliméro… :D

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