Pour sa 8ème participation au festival, le réalisateur britannique de 70 ans, Ken Loach, a remporté dimanche la Palme d’Or du 59e Festival de Cannes avec son film « Le vent se lève« , qui raconté l’histoire de deux frères pendant la lutte de républicains irlandais contre les troupes d’occupation anglaises, les féroces Black and Tans. La dernière partie du film traite de la guerre civile qui a ensuite opposé les Irlandais favorables au traité de 1921 donnant à l’Irlande du Sud une autonomie partielle sous domination britannique et ceux qui réclamaient une indépendance totale.
Le Grand Prix du jury revenant à « Flandres« , du français Bruno Dumont, qui avait déja reçu ce prix en 1999 pour « L’humanité ». Le film évoque des viols, émasculations, exécutions sommaires qui sont traités frontalement par un réalisateur qui estime que « (son) travail n’est pas de faire un objet joli ».
Le prix d’interprétation masculine va collectivement aux acteurs du film « Indigènes » du Français Rachid Bouchareb: Jamel Debbouze, Samy Nacéri, Sami Bouajila, Roschdy Zem et Bernard Blancan. Le film, longuement applaudi lors de sa projection jeudi, rend hommage au rôle joué par les soldats de l’Armée d’Afrique dans la libération de la France à la fin de la seconde guerre mondiale.
Le prix d’interprétation féminine a également été remis à titre collectif, du jamais vu à Cannes, aux six actrices espagnoles qui incarnent les principaux rôles du film « Volver » de leur compatriote Pedro Almodovar: Penelope Cruz, donnée jusqu’au bout grande favorite pour ce prix, mais aussi Carmen Maura, Lola Duenas, Blanca Portillo, Yohana Cobo et Chus Lampreave.
Cité longtemps comme le mieux placé pour décrocher la Palme d’Or, Almodovar a finalement obtenu le prix du scénario pour « Volver« . Le prix de la mise en scène est allé au Mexicain Alejandro Gonzalez Inarritu, déjà auteur de « Amours chiennes » et « 21 grammes », pour le très remarqué « Babel« .
Parmi les grands perdants de cette 59e édition figure tout d’abord l’Américaine Sofia Coppola, qui n’a rien obtenu pour son film « Marie-Antoinette« , pourtant l’un des événements les plus attendus de la compétition. Rien non plus pour « Le labyrinthe de Pan« , une des très bonnes surprises du Festival, signé du Mexicain Guillermo Del Toro.
Via l’AFP










Ce qui est marrant maintenant, c’est de revoir le classement médiamétrie…
Ba ça me rassure concernant les chances de la France à la prochaine coupe du monde.