655.000 morts en Irak depuis l’arrivée des Américains ?

suchablog Il y a trois semaines (11.10), des chercheurs américains, de l’Université John Hopkins (Baltimore) et iraquiens, de l’Université Al Mustansiriya (Bagdad), ont publié une estimation de la surmortalité depuis l’invasion de l’Irak, de mars 2003 jusqu’à juillet 2006.

Ils estiment à 655.000 le nombre de morts supplémentaires d’Iraquiens (soit 2,5% de la population) par rapport à la période antérieure à l’invasion américaine. Le taux de mortalité était de 5,5 pour mille avant mars 2003 contre 13,3 pour mille désormais…

Ces travaux, publiés dans la revue médicale The Lancet, n’ont pas compté les corps à la morgue pour calculer la surmortalité. Ils ont enquêté auprès de 47 ensembles, répartis sur tout le territoire, contenant chacun 40 foyers. Ils ont recensé le nombre de naissances et de décès par foyer entre 2001 et 2006 et ont ensuite extrapolé les résultats à l’ensemble de la population iraquienne

Ces chiffres sont très loin des chiffres officiels publiés sur iraqbodycount.org, site qui est censé recenser les civils tués aucours des interventions militaires en Irak (on en parlait déjà ici) où ne sont répertoriés « que » 45 à 50.000 victimes…

Dans la suite un article de Cécile Dumas publié dans le Nouvel Obs (merci à Zous de me l’avoir envoyé par mail…)

Depuis l’intervention des Etats-Unis et de ses alliés en mars 2003, plus de 500 décès supplémentaires sont survenus chaque jour en Irak. Des chercheurs américains et iraquiens publient aujourd’hui une nouvelle estimation de la surmortalité depuis l’invasion de l’Irak, de mars 2003 jusqu’à juillet 2006. Ils estiment à 655.000 le nombre de morts supplémentaires d’Iraquiens –soit 2,5% de la population- par rapport à la période antérieure.

Le taux de mortalité était de 5,5 pour mille avant mars 2003 contre 13,3 pour mille depuis cette date, écrivent les chercheurs de l’Université John Hopkins (Baltimore) et de l’Université Al Mustansiriya (Bagdad).

Gilbert Burnham et ses collègues, qui publient ces travaux dans la revue médicale The Lancet, n’ont pas compté les corps à la morgue pour calculer la surmortalité. Ils ont enquêté auprès de 47 ensembles, répartis sur tout le territoire, contenant chacun 40 foyers. Ils ont recensé le nombre de naissances et de décès par foyer entre 2001 et 2006. Ils ont ensuite extrapolé les résultats à l’ensemble de la population iraquienne.

Ces chercheurs avaient déjà publié une première analyse en 2004, affirmant que 100.000 décès supplémentaires étaient imputables à la guerre en Iraq entre mars 2003 et septembre 2004. Leur méthode avait été critiquée, notamment à cause de sa trop grande part d’incertitude.

Cette nouvelle enquête confirme les chiffres publiés en 2004, expliquent aujourd’hui Burnham et ses collègues. La violence est la cause de 92% des décès, selon leur enquête, qui ne distingue pas les civils des personnes engagées dans le combat, quel qu’il soit. Les hommes âgés de 15 à 44 ans représentent 59% des cas de morts violentes. La part des morts imputables à la coalition menée par les Etats-Unis est en diminution, notent les chercheurs, elle est passée de 31 à 26%.

Burnham et ses coauteurs appellent de leurs vœux la création d’un corps international indépendant pour calculer la surmortalité due à la guerre en Irak. Le seul bilan clairement établi est celui des pertes militaires de la coalition : 2.717 soldats américains ont été tués (à la date du 8 octobre 2006), 119 du côté britannique (à la date du 3 octobre).

Source : Cécile Dumas – NouvelObs.com

4 commentaires

  1. Si les chiffres sont exacts, cela veut dire que sous l’administration américain(isée) d’Irak, il y a plus de 215.000 irakiens morts de plus par an que sous Saddam.

    655.000 morts, on arrive plus très loin du sinistre bilan de Saddam (de 700.000 à 1.500.000 morts selon les sources), mais il a fallu 35 ans à Saddam alors que l’administration Bush n’a mis que 3 ans.
    Je vous laisse faire l’extrapolation.

    Peut-être que Saddam n’est pas le premier qu’il faut pendre.

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  2. Je précise juste que les 50.000 morts répertoriés par le liens "iraqbodycount" ne semblent être que les victimes directs des affrontements avec les américains (et vassaux).

    Ce chiffrage n’est en rien incompatible avec les 655.000 morts, il en fait partie intégrante.

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  3. Le stress, et il y en a en Irac, est un facteur de surmortalité… Quel scoop!!!

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  4. « les attaques » du 11 septembre ont été perpétrées par 15 saoudiens sur les 19 terroristes.Si quelqu’un, devait être puni ce n’est surtout pas le peuple irakien, mais le royaume wahabite qui est (avec la CIA)le responsable de tous les maux du monde arabo-musulman.
    Des dizaines de milliers d’irakiens innocents tués pour rien alors que sa majesté passait le plus claire de son temps à se prélasser sur les bords du lac Léman sinon à Marbella cuvant les meilleurs wyskies et entouré de putes.et dire qu’il est le serviteur des lieux saint de l’islam.Dieu saura reconnaitre les siens.

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